‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 41 sur 129 · ScHULTZK. — Archio fur Psychial., i. XIV, obs · texte numérisé non relu

ScHULTZK. — Archio fur Psychial., i. XIV, obs

quel est le traitement qu'il convient d'instituer. Je regrette presque de m'être arrêté au diagnostic d'hématomyélie. S'il s'était agi chez lui d'une lésion de la queue de cheval, je n'aurais pas hésité un instant à lui proposer une intervention chirurgicale, c'est-à-dire la trépanation rachidienne. 11 n'y a pas très longtemps, deux médecins anglais, Schaw et Busch*, ont publié un cas de lésion traumatique de la queue de cheval, où la trépanation du canal rachidien et l'extirpation consécutive d'un thrombus organisé ont été suivies d'une guérison à peu près radicale.

Mais, je vous le répète, je crois ici à l'existence d'une hématomyélie du cône terminal. Il faut en conséquence renoncer à toute intervention chirurgicale et nous résigner à la médication palliative dont je vous ai déjà longuement entretenus.

1. Schaw et Busch. — Bristol Medic. Chh'ur;/. Journ., sept., 1893.

SYNDROME DE BRO W N-SÉQU A RD D'ORIGINE PROBABLEMENT SYRI NGOM YÉLIQU E'

Sommaire-., — Considérations générales sur le polymorphisme clinique de la syrinr

gomyélie. Raisons de ce polymorphisme.

Comment s'est développée la maladie et quels sont les signes qu'elle présente. i" Du côlé gauche. Hémiplégie motrice spasmodique de type spinal, compliquée

d'amyotrophie de l'épaule et du liras. |

2" Du coté droit. Hémianesthésie de type spinal avec dissociation dlle syringo-

myélique.

3° Troubles oculo-pupillaires. Fréquence de la syphilis spinale parmi les causes du

syndrome de Brown-Séquard. Disc-ussion sur la nature et sur la topographie de la

lésion. Probabilité en faveur d'un cas de syringomyélie unilatérale, occupant

la région cervico-dorsale de la moelle épinière.

Messieurs,

La syringomyélie, récemment entrée dans le cadre ncuropathologique, se présente déjà sous des aspects extrêmement variés. An fnr et à mesure que l'étude de cette maladie est devenue plus attentive, que les investigations cliniques et anatomiques se sont répétées, nous avons appris à la reconnaître sous des traits insolites. Déjà Oppenlieim avait tenté d'en décrire les formes atypiques. L'an dernier, Schlesinger pouvait en compter une dizaine de variétés. Je vous ai moi-même, au début de cette année, fait connaître le type bulbo-prolubérantiel. Et la liste n'est pas close. On a même parlé d'une forme latente, qui me paraît fort contestable, et cela pour des raisons faciles à concevoir.

Ces formes variées résultent d'une association fortuite de

Page 1