‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 100 sur 129 · I. Philip. —Brain · texte numérisé non relu

I. Philip. —Brain

Enfui les premières manifestations de la maladie remontent à la seconde enfance.

Sons ce dernier rapport, l'affection dont sont atteints ces deux enfants prend, en quelque sorte, une place intermédiaire entre la maladie de Liftle, dont les premières manifestations remontent à la naissance, et l'affection familiale dont la description nous a été donnée par Strùmpell (tabès spasmodique familial). Mais, à mes yeux, il n'y pas là de quoi établir des lignes de démarcation radicales.

Soit dit en passant, des faits analogues aux nôtres ont été communiqués à une des sociétés médicales de Vienne par Krafft-Ebing1. D'autres ont été publiés par Newmark2, et tout récemment parle professeur Erb3. Je tiens à détacher de ce mémoire les quelques passages suivants, d'autant plus que Erb a été un des créateurs, ne l'oublions pas, du tabcs spasmodique considéré comme entité morbide.

« La question de savoir si la dégénérescence des faisceaux pyramidaux, constatée dans certains cas, est primitive ou secondaire, est encore indécise. Il y a toujours lieu de se demander si, dans ces cas, il ne s'agit pas d'une forme d'affeclion cérébrale avec dégénérescence4 des faisceaux pyramidaux.

« Il n'est pas douteux qu'il existe des cas réalisant le tableau pur de la paralysie spinale spasmodique, et qui dérivent néanmoins de troubles cérébraux. Je conviens volontiers, ajoute Erb, qu'une partie des cas publiés par moi — il est vrai, longtemps avant que cette question fût agitée, — cas qui se rapportaient à des enfants, ont pu avoir une origine cérébrale. »

Plus loin, il écrit, qu'à son avis, dans les opinions et interprétations à émettre sur ces questions, la plus grande circonspection est commandée.

« Je tiens pour vraisemblable , dit-il, que dans mes cas, le complexus symptomatique avait pour substratum une dégénérescence des faisceaux pyramidaux, ou, pour parler avec plus de circonspection, des cordons latéraux. Reste toujours la question de savoir si cette dégénérescence n'est pas la con-

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