LE SYNDROME TABES SP AS3IODIQUE
séquence d'un fonctionnement anormal des cellules trophiqucs situées dans le cerveau. »
J'ai tenu à souligner la position prise actuellement par le premier neuropathologiste de l'Allemagne dans cette question du tabès spasmodique, et à faire ressortir la circonspection qu'il recommande, relativement à l'interprétation des faits. Dès 1885, je vous le rappelle, j'avais donc, je le crois du moins, placé la question sur son véritable terrain. Il est juste d'ajouter que le professeur Erb me reproche l'intransigeance de mon opinion.
Je dois vous dire encore que pour Erb, les deux groupes familiaux dont l'histoire a été publiée par Strumpell, et celui dont la publication nous est venue de Bernhardt, présentent, au point de vue clinique, des différences telles avec les siens, que l'on ne saurait les assimiler sans plus ample informé. J'en dirai autant des faits rapportés par Tooth1. A mon avis, il faut une grande bonne volonté pour les ranger dans la même catégorie que ceux de Strumpell.
Pour ce qui est de la pathogénie de ces scléroses fasciculées, systématiques, qu'on rencontre dans ces cas de tabès spasmodique familial et qui sont manifestement l'expression d'un vice héréditaire, d'une malformation congénitale de certains territoires des centres nerveux, c'est une question que je me propose de vous traiter dans une de mes prochaines leçons, qui sera consacrée à l'étude de l'hérédité envisagée dans ses rapports avec l'étiologie générale des affections des centres nerveux.