‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 104 sur 129 · Nonne. — Arch. fur Psych., 1891, t. XXI, p · texte numérisé non relu

Nonne. — Arch. fur Psych., 1891, t. XXI, p

saturnine héréditaire1 . Précédemment déjà, Oppenheim avait trouvé, chez des enfants issus d'individus qui travaillent le plomb, une série de névroses. Le fait était d'ailleurs bien établi par Bourne ville pour le plomb et l'alcool.

Bref, les cas d'affections héréditaires et familiales paraissaient être presque du ressort exclusif de la myopathie, c'est-à-dire d'une affection dans laquelle les seuls muscles sont touchés. Peu à peu, on a appris à connaître des cas du même ordre où les lésions intéressaient, non plus les muscles exclusivement, mais les cornes antérieures, mais les cordons latéraux, mais les cordons postérieurs de la moelle, les différentes colonnes grises du bulbe, de la protubérance, du pédoncule cérébral; puis les faisceaux systématisés de ces diverses régions. Certaines lésions du cervelet lui-même peuvent être le substratum de syndromes héréditaires et familiaux (cas de Senator, Nonne, etc.).

Donc, l'hérédité morbide — et dans ces cas, elle n'est pas niable — crée du coté du système nerveux, tout comme elle le fait du côté d'autres appareils organiques, des malformations des divers systèmes constituant l'axe cérébro-spinal, malformations ter ato logiques au même titre que les autres.

Ces malformations peuvent ne manifester leur existence que lorsque l'individu a déjà un certain nombre d'années, quoique, dans presque tous les cas, elles apparaissent quand l'organisme est encore en pleine période d'évolution.

Voilà ce qu'enseigne l'observation, dégagée de tout parti pris d'interprétation. Je veux bien que diverses causes occasionnelles : froid, fatigue, maladies infectieuses, intoxications, etc., aident au développement de ces états morbides, mais il est peu probable qu'à elles seules ces causes soient capables de créer ces diverses affections. Voilà pourquoi je crois qu'avant tout, celles-ci — les affections familiales et héréditaires — sont des manifestations tératologiques ; et, parce côté, elles me paraissent rentrer dans le grand groupe des manifestations de la dégénérescence héréditaire.

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