TABLEAU II
Distribution des racines formatrices du 'plexus brachial et principales variétés de paralysie radiculaire.
5e et 6e paires cervicales.
7" et 8e paires cervicales.
lre dorsale.
Paralysie radiculaire supérieure
Paralysie radiculaire inférieure
Deltoïde Nerf circonflexe.
î ep. . . . i Nerf musculo-cutanë.
Brachial antérieur (
Long supinateur Nerf radial.
Sus et sous-épineux 1
Rhomboïde I „ , „ ., .
0 , • f Branches collatérales
Sous-scapulaire > , . . ...
~ -, , ,(■ ■ i • i ■ \ l du plexus brachial.
Grand pectoral (taisceau claviculaire). \ l
Grand dentelé ]
Triceps Nerf radial.
Grand pectoral (faisceau sternal). . . ) ~ , ., , .
« j j i Branches collatérales
Grand dorsal )
Extenseurs de la main Nerf radial.
Ar , l Nerf médian.
Muscles innerves par | Nerf cubital.
Deltoïde \ Lésions
Biceps / des racines des
Brachial antérieur ( Tic et 6e
Long supinateur / paires cervicales.
Sans ou avec :
Sus et sous-épineux
Faisceau claviculaire du grand pectoral.
Court supinateur
__ , , . ... , , / Lésions des
Muscles innerves par le médian et le ^.^ de ^
cubllal ( i'e paire dorsale.
Gomment les choses se passent-elles dans les paralysies totales du membre supérieur?
La paralysie simultanée de tons les muscles de ce membre peut dépendre indifféremment de trois conditions. Elle dépend tantôt d'une lésion qui frappe tontes les racines constituantes du plexus brachial, tantôt d'une altération qui porte sur le plexus proprement dit, tantôt enfin sur l'ensemble des nerfs qui en émanent. Or la question est de savoir s'il y a ici encore intérêt à distinguer des paralysies radiculaires et des paralysies
PARALYSIES RADICULAIRES DU PLEXUS BRACHIAL. 225
brachiales proprement dites. Oui, incontestablement, il y a grand intérêt à le faire, au double point de vue topographique et symptomatique. Je m'explique. Je vous déclarais, en commençant, que la paralysie totale du membre supérieur par lésion radiculaire ne diffère pas essentiellement de celle qui est déterminée par une lésion du plexus lai-même. Il est cependant un ordre de manifestations qui, a priori, dans ce dernier cas, doit faire défaut. Je fais allusion aux troubles oculo-pupillaires : myosis, rétrécissement de la fente palpébrale, rétraction du globe oculaire, etc., qu'on observe dans certains cas de paralysie radiculaire.
Vous n'ignorez pas que la huitième paire cervicale et la première dorsale s'anastomosent l'une et l'autre, par un rameau communiquant, avec le grand sympathique cervical. Les expériences de Claude Bernard, celles plus récentes de Mme Déjerine Klumpke 1 démontrent péremptoirement que ces troubles oculo-pupillaires sont déterminés par une lésion, frappant la première paire dorsale en amont des points d'émergence des rameaux communiquants. Et les faits cliniques confirmatifs ne se comptent plus aujourd'hui. Une observation de Sands et Séguin 2 est particulièrement instructive à ce sujet. 11 s'agit d'un cas de paralysie totale du plexus brachial, consécutive à un traumatisme et non compliquée à l'origine de myosis. Pour remédier aux douleurs violentes qu'éprouvait le malade, on fit la section des racines inférieures du plexus. Aussitôt après cette section, on constata l'apparition du myosis. Je vous rappelle que les troubles oculo-pupillaires font complètement défaut chez notre malade. C'est, du reste, un argument que j'ai déjà invoqué pour admettre, chez lui, l'existence d'une paralysie proprement dite du plexus brachial. N'allez pas croire cependant que l'absence de pareils troubles oculaires soit toujours une raison suffisante pour éliminer l'hypothèse d'une lésion des racines inférieures (huitième cervicale et première dorsale). Entre le point où ces racines émettent ou reçoivent, si vous aimez mieux, les rameaux anastomotiques, et le point précis où ces mêmes racines se perdent dans le plexus brachial, le trajet est en effet assez étendu pour qu'elles puissent