‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 23 sur 129 · Mmc Déjerine Klumpke. — Revue de méd · texte numérisé non relu

Mmc Déjerine Klumpke. — Revue de méd

2. Sands et Séguin. — Arcfiio. of scientific and practkcd medicine, 1873, n° 1.

être lésées, en amont de ce plexus, c'est-à-dire sans qu'il en résulte de troubles oculo-pupillaires.

Ces notions préliminaires étant posées, laissez-moi vous rappeler, en quelques mots, la symptomatologie des paralysies totales du membre supérieur, par lésion radiculaire ou par lésion du plexus proprement dit.

Presque toujours, pour ne pas dire toujours, leur début est rapide, sinon brusque. La raison de cette soudaineté est inhérente à la cause provocatrice, qui est habituellement un traumatisme. Dans la majorité des cas, les douleurs en sont la première manifestation. Souvent sourdes, ces douleurs s'irradient depuis la région sus-claviculaire, soit jusqu'au moignon de l'épaule seulement, soit plutôt le long du membre jusqu'à l'extrémité des doigts. Parfois ces douleurs affectent une grande violence. Vous vous rappelez que, chez notre malade, elles étaient assez pénibles pour empêcher le sommeil. On peut, du reste, les provoquer ou les exaspérer souvent par la pression des masses musculaires paralysées. Elles sont tantôt tenaces et permanentes, tantôt, au contraire, paroxystiques et fugaces, au point de s'évanouir eu quelques jours.

Très souvent, la paralysie motrice est contemporaine des douleurs. C'était le cas chez notre homme. La paralysie a affecté d'emblée, chez lui, tous les muscles du membre supérieur. L'inertie fonctionnelle était et est encore telle que ce malade peut tout juste, comme vous avez pu le constater, soulever le moignon de l'épaule, en contractant le faisceau supérieur du trapèze.

Coexistant avec la paralysie motrice, vous constaterez, Messieurs, une anesthèsie plus ou moins accusée, dont la disposition est très caractéristique. Généralement, cette anesthèsie occupe toute la surface du membre supérieur, à l'exception d'une zone triangulaire, située à la face interne du bras. La base de ce triangle répond au creux axillaire, son sommet descend vers le milieu du bras. L'anatomie, vous ai-je dit, nous rend parfaitement compte de l'intégrité de ce territoire cutané.

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