OxAN-orF. — Archiv. de Neurol., 1891, vol. XXI, n
ralement défaut dans les paralysies radiculaires du type supérieur. Il serait plus exact, à mon sens, de dire qu'au début l'anesthésie ne fait presque jamais défaut, si on se donne la peine de la chercher, mais que, tôt ou tard, elle diminue détendue et disparaît même complètement. C'est là un fait sur lequel mon ami Rendu1 avait déjà attiré l'attention, il y a quelque dix ans, et sur lequel il est revenu récemment, à propos de ce cas de paralysie radiculaire cervico-brachiale que je vous ai mentionné tout à l'heure. Il a montré que, dans les paralysies périphériques partielles du membre supérieur, il y a une période d'anesthésie, qui correspond à la phase des douleurs névritiques, et que la sensibilité cutanée reparaît généralement très vite, contrairement à ce qui se passe pour le retour des fonctions motrices.
Il doit en être ainsi, ajonterai-jc, de l'anesthésie observée dans la paralysie radiculaire du type supérieur.
L'anesthésie, dans ce dernier cas, peut occuper trois zones distinctes, à savoir :
1° La zone interne du moignon de l'épaule, innervé par le nerf circonflexe. Je vous en ai montré un exemple significatif dans mon avant-dernière leçon, à propos d'un cas de paralysie isolée du deltoïde. Il en était ainsi chez un malade de Rendu2, dans deux cas de Pagenstecher :1, ainsi que dans une observa^ tion de Rernhardt 4 ;
2° La zone externe de lavant-bras, innervée par le musculocutané ;
3° Le pouce et l'index, qui sont innervés par le médian. Je me borne à vous renvoyer, sur ce chapitre, à l'observation de Erb5.
Par contre, dans les paralysies radiculaires du type inférieur , l'anesthésie est de règle. Elle occupe alors une étendue plus ou moins grande du territoire d'innervation sensitive du cubital, du brachial cutané interne et du médian. Ainsi, dans une première observation de Pfeiffer, l'anesthésie occupait l'ensemble des zones de distribution de ces trois nerfs. Dans ce cas, les