‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 29 sur 129 · Erb. — Verhandl. des ïleidelb. Natur · texte numérisé non relu

Erb. — Verhandl. des ïleidelb. Natur

PARALYSIES RADICULAIRES DU PLEXUS RRACHIAL. 233

piqûres un peu fortes réveillaient des phénomènes d'hyperesthésie. Dans un second cas du môme auteur, l'anesthésie n'occupait que le bord interne de la main, la face interne de l'avantbras et du bras, c'est-à-dire les territoires du brachial cutané interne et du cubital. Enfin, dans le fait de Gharcot1, concernant une paraly&ie radiculaire de la première paire dorsale, l'anesthésie présentait la dissociation dite syringomyélique.

Laissez-moi maintenant vous montrer, en quelques mots, que la physiologie expérimentale peut nous donner l'explication de cette distribution variable de l'anesthésie. Ce sont là des données qui ont été mises en lumière, il y a une dizaine d'années, parle DrRoss2. Les observations, faites à la suite d'une section de nerf, démontrent que l'anesthésie, consécutive à la section complète d'un tronc nerveux émané du plexus brachial, n'occupe pas tout le domaine d'innervation de ce nerf. Sans parler des faits anciens de Letiévant, les expériences d'Arloing et Tripier, de Laborde, ont parfaitement mis le fait en évidence. D'autre part, cette anesthésie tend à diminuer de superficie, grâce à la suppléance des nerfs de voisinage, dont les filets terminaux s'anastomosent fréquemment avec ceux du nerf divisé. Finalement, on sait que l'anesthésie, consécutive à la section d'un nerf, varie beaucoup d'un cas à l'autre, comme intensité, sans qu'on soit en mesure de donner une interprétation plausible de ces variations. Ces données n'en sont pas moins suffisantes pour expliquer la fugacité, la tendance à la rétrocession et les variations topographiques de l'anesthésie dans les paralysies partielles du plexus brachial.

J'ai hâte, Messieurs, d'aborder l'étude étiologique de ces paralysies. On a quelquefois incriminé, soit le froid, soit l'intoxication saturnine. Mais les faits de ce genre sont relativement rares. Plus souvent, la paralysie relève d'une compression exercée sur le plexus lui-même, sur ses origines ou sur ses branches, par un cal vicieux, une carie vertébrale, etc. Dans la grande majorité des cas, elle reconnaît une cause trau-

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