‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 74 sur 129 · Joffroy. — Gazette médicale, 1872, nos 11. 42, 44 e · texte numérisé non relu

Joffroy. — Gazette médicale, 1872, nos 11. 42, 44 e

aura dans ce cas la paralysie glosso-labio-laryngée d'origine cérébrale dont le diagnostic, pour le dire en passant, semble des plus difficiles, lorsqu'il s'agit d'en faire la distinction avec la paralysie labio-glosso-laryngée d'origine bulbaire1. » Tout est à retenir, Messieurs, dans cette citation, sauf la difficulté du diagnostic, qu'il est facile aujourd'hui de surmonter.

Cette forme cérébrale de paralysie glosso-laryngée passa à peu près inaperçue jusqu'à l'apparition du mémoire de Lépine.

Dans ce mémoire 2, qui fait époque véritablement, Lépine rapportait deux cas inédits et suivis d'autopsie. Dans le premier, on avait rencontré des lésions bilatérales et symétriques du noyau lenticulaire, en même temps que de très légères altérations bulbaires, appréciables seulement au microscope. Dans le second, les lésions intéressaient exclusivement le noyau lenticulaire de chaque hémisphère. La protubérance et le bulbe étaient complètement indemnes. S'inspirant de ces deux faits, Lépine se demandait si les lésions des seuls noyaux gris ccntraux n'étaient pas capables de donner naissance au syndrome glosso-labié. Puis, reprenant l'observation de Magnus, il montrait que le syndrome pouvait aussi dépendre d'une lésion intéressant seulement l'écorce cérébrale, et il concluait que « la paralysie labio-laryngée peut reconnaître pour cause une lésion cérébrale dont le siège est voisin de celui qui donne lieu à l'aphasie».

A partir de ce moment, les observations de paralysie pseudobulbaire se sont multipliées singulièrement. Vous en trouvère/, Messieurs, l'indication et le résumé dans les excellentes thèses, toutes récentes, de MM. Leresche:\ Galavielle* et Halipré r>. Les nouveaux fails sont venus confirmer dans son ensemble la doctrine, défendue en France par Charcot, Joffroy, Lépine, de l'existence d'une paralysie pseudo-bulbaire d'origine cérébrale, et apporter quelques notions nouvelles sur lesquelles je reviendrai tout à l'heure.

Un moment, toutefois, cette doctrine parut contestée en Allemagne par MM. Oppenheim et Siemerling. Ces deux auteurs

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