Prron. — Société anatomique, 1894, p
3. Duplajx. — Étude sur les hémorrhagies des centres nerveux dans lr cours du purpura hemorrhagica. Archives gêner . de médecine, 1883, t. I. p. 408 et 568.
qu'elles sonl habituellement multiples et disséminées dans les méninges, à la surface et dans la profondeur des hémisphères. Il s'ensuit que leur symptomatologie varie suivant le nombre, retendue et le siège des ecchymoses encéphaliques. Tantôt, elles ne donnent lieu à aucun signe appréciable; tantôt, au contraire, elles se traduisent par du délire, du coma, des paralysies, des convulsions généralisées ou partielles. Pour l'instant je ne veux retenir que ces dernières. Dans un cas de Delpech, rapporté par M. Bucquoy dans sa thèse, une dame âgée, au cours d'un purpura idiopathique, fut prise brusquequement de convulsions de la face et des membres limitées au côté droit du corps. Ces phénomènes disparurent sans laisser d'autre trace qu'un peu d'engourdissement, et de temps en temps quelques crampes dans le côté qui avait été affecté. On fit le diagnostic d'hémorrhagie des centres nerveux. La malade guérit. Dans une observation de M. Dnplaix1, il s'agit d'un jeune enfant de quinze ans, atteint de purpura hémorrhagique, chez lequel survinrent des convulsions violentes limitées au côté gauche du corps et accompagnées de morsure de la langue, de perte de connaissance et d'élévation de la température durant la crise. Les convulsions se répétèrent à diverses reprises pendant deux mois. L'enfant mourut de tuberculose pulmonaire dix-huit mois plus tard. Or l'autopsie, pratiquée par M. Delpeuch, révéla l'existence d'un ancien foyer cortical, au niveau de la deuxième circonvolution frontale droite, approximativement dans la région voulue pour comprendre l'épilepsie partielle du côté gauche. Dans ce cas, les méninges étaient saines.
Ces deux exemples suffiront, Messieurs, à votre édification. Ils sont, comme vous le voyez, exactement comparables au cas de notre malade. Nous sommes donc pleinement autorisés à affirmer chez ce dernier l'existence d'un vieux foyer hémorrhagique, cortical ou méningé, constituant une épine, capable d'actionner de temps en temps les centres moteurs de l'hémisphère droit. C'est là précisément ce que je désirais vous démontrer