‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 92 sur 129 · Revue mensuelle des maladies de l'enfance, 1892, p · texte numérisé non relu

Revue mensuelle des maladies de l'enfance, 1892, p

Ensuite une dégénérescence secondaire du faisceau pyramidal lésé.

Enfin une exagération des réflexes tendineux et de la trépidation épileptoïde du côté où siège la paralysie, et l'envahissement des muscles paralysés par la contracture.

Cette contracture et, de même, l'exagération des réflexes tendineux qui la précède et l'accompagne sont précisément considérées comme des expressions cliniques de la dégénérescence secondaire qui envahit le faisceau pyramidal, lorsqu'une lésion interrompt la continuité des fibres de ce faisceau.

On en est venu ainsi à se demander si, dans les cas de tabès spasmodique, la parésie, la contracture, l'exagération des réflexes tendineux et la trépidation épileptoïde ne seraient pas également l'expression d'une dégénérescence des faisceaux pyramidaux, mais d'une dégénérescence primitive, née sur place, non consécutive à une lésion située plus haut et ayant eu pour effet de séparer les libres pyramidales de leurs centres trophiques.

Ainsi se serait trouvée constituée une entité morbide, une espèce pathologique nouvelle, caractérisée cliniquement par les symptômes que je vous rappelais à l'instant et ayant pour substratum anatomo-pathologique une dégénérescence primitive des faisceaux pyramidaux.

Eh bien! cet espoir ne s'est pas réalisé. Dès les premières autopsies qu'on a eu l'occasion de faire dans des cas où, du vivant des malades, on avait cru devoir porter le diagnostic de tabès spasmodique, on a pu se convaincre que le syndrome désigné sous ce nom pouvait s'observer, indifféremment, dans des cas où les faisceaux pyramidaux étaient sains et dans d'autres où ces mômes faisceaux étaient altérés. De plus, dans les cas où l'on a trouvé les faisceaux lésés, cette lésion était le plus souvent d'ordre secondaire, c'est-à-dire comparable à la dégénérescence secondaire qu'on voit survenir à la suite des lésions en foyer qui atteignent le faisceau pyramidal dans son trajet encéphalique.

Donc, je vous le répète — la preuve a été faite déjà dans mon article « tabès spasmodique du Dictionnaire encyclopédique (1885) » et elle subsiste toujours, — on ne saurait voir dans le tabès spasmodique une affection ayant pour substra-

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