‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 96 sur 129 · Bernhardt. — Virchow's Archiv, t. CXXV, f. I, p · texte numérisé non relu

Bernhardt. — Virchow's Archiv, t. CXXV, f. I, p

de rechercher les relations éventuelles de ces scléroses — prétendues primitives — des faisceaux pyramidaux, des faisceaux cérébelleux, des faisceaux de Goll entre elles ou avec la sclérose en plaques.

D'ailleurs, tout est énigmatique dans l'histoire anatomopathologique du malade autopsié par Strùmpell, notamment la disposition de la sclérose fasciculée, qui allait en diminuant de bas en haut pour les faisceaux pyramidaux. De même, pour les faisceaux cérébelleux latéraux et les cordons de Goll, contrairement à ce qui a lieu dans les circonstances habituelles, la dégénération semblait descendante.

Je reviens à mon exposé des faits.

Dans le courant de l'année dernière. Strùmpell1 a publié une autre observation qu'on a présentée, en France, comme une nouvelle preuve en faveur de l'existence d'une forme de tabès spasmodique en rapport avec une dégénérescence primitive des faisceaux pyramidaux. L'observation est intitulée : Un cas de dégénération systématique primitive des faisceaux pyramidaux, avec les symptômes d'une paralysie spastique généralisée.

Elle concerne une femme de soixante-trois ans, chez laquelle, à la suite d'une chute, une parésie était apparue dans les quatre membres. Au bout de trois mois, la faiblesse motrice avait augmenté, la malade ne pouvait plus imprimer de mouvements actifs à son bras gauche. Les membres inférieurs étaient rigides. Les réflexes tendineux étaient exagérés partout. L'occlusion des paupières ne pouvait plus se faire d'une manière tant soit peu durable. La malade riait et pleurait à tout propos. Ce rire avait une expression particulière. L'attitude générale rappelait celle des malades affectés de paralysie agitante. La parole était embarrassée.

Puis la rigidité musculaire augmenta; la malade perdit complètement l'usage de la parole; les mouvements associés des yeux vers la gauche étaient impossibles; les pupilles réa-

1. Strùmpell. — Dent. Zeit. fur Nerven., t. V., f. 2 et 3, p. 22;j.

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