APHASIE DE
i sensorielle) ) ^. ., . , , ) Alexie verbale.
Cecite verbale. { ^, .,, , , ^ / Ceci te verbale psy-
^ chique.
L'aphasie sera dite totale, quand elle porte à la fois sur la transmission et sur la perception des signes.
Soit dit en passant, il importe de vous graver dans l'esprit que ces diverses modalités de l'aphasie se rencontrent rarement seules, à l'état de pureté. Presque toujours les désordres aphasiques se présentent sous une forme complexe : l'une des modalités susdites prédomine, mais on y trouve associés des troubles du langage qui ressortissent aux autres.
Pour en revenir à la première variété, au sujet de laquelle j'ai cru devoir entreprendre cette digression, pour en revenir à l'aphasie motrice, à l'oubli du procédé à l'aide duquel nous articulons des sons, il est entendu qu'on l'observe dans les cas oii une tumeur (soit toute autre lésion) désorganise la troisième circonvolution frontale gauche (chez les droitiers), et plus particulièrement le pied de cette circonvolution (fig. 59). Voici ce que l'on constate alors :
Il est rare, exceptionnel même, que le désordre du langage se borne à l'aphasie motrice. Très souvent celle-ci se complique d'agraphie. Toutefois on connaît des observations de malades qui, ayant été frappés d'aphasie motrice, conservaient la faculté d'exprimer leur pensée par écrit, jusqu'à pouvoir rédiger l'histoire de leur maladie.
Non seulement ces malades ne peuvent pas articuler spontanément les mots nécessaires à l'expression de leurs pensées ; il leur est en outre impossible de répéter les paroles qu'on prononce devant eux, qu'ils entendent et dont ils comprennent le sens; il leur est impossible de lire à haute voix.
Vous concevez aussi que pour peu que la tumeur empiète sur la partie contiguë de la circonvolution frontale ascendante, pour peu qu'elle gagne en profondeur et qu'elle envahisse la substance médullaire sous-jacente aux circonvolutions rolandiques, l'aphasie motrice se doublera d'une paralysie faciale ou linguale, d'une monoplégie brachiale, voire d'une hémiplégie de tout le côté droit.
On a prétendu que V aphasie motrice pure ^ l'aphasie motrice sans agraphie et sans mélange de quelque autre modalité de désordre aphasique, était d'origine subcorticale, autrement dit qu'elle dépendait d'une lésion en foyer, située dans la substance médullaire sous-jacente à l'écorce du pied de la troisième circonvolution frontale. La preuve de cette assertion est encore à faire.
Tumeurs de la deuxième circonvolution frontale gauche. — Jusqu'à ces derniers temps on localisait dans le pied de la deuxième circonvolution frontale, le territoire dont la lésion entraîne l'agraphie (fig. 59). A l'appui de cette localisation, on invoquait des observations publiées par Charcot, Pitres, Prévost, Nicolle et Haliprés, Kostenitsch, Banti, Osier, Henschen. Il s'agit, bien entendu, de l'agraphie pure, de celle qui se montre indépendamment de toute autre forme d'aphasie.
Cette localisation a été contestée par Wernicke, Kûssmaul, Lichtheim, Gowers, Oppenheim, Déjerine. Un élève de M. Déjerine, M. Mirailié', a entrepris de démontrer que les observations invoquées en faveur de l'existence d'un centre spécial de l'écriture n'ont pas la valeur démonstrative qu'on a prétendu leur attribuer.
Pour Déjerine et Mirailié, dont l'opinion est partagée par von