SUR UN CAS DE POLYNÉVRITE SUBAIGUË A MARCHE EXTENSIVE
Sommaire. — Exemple clinique. — Antécédents héréditaires et personnels; début de la maladie actuelle. — État du malade lors d'un premier examen : parésie des membres inférieurs, à distribution inégale. — Phénomène de paresthésie ; crampes nocturnes. — Abolition des réflexes patellaires. — Absence de troubles objectifs de la sensibilité. — Steppage. — R. D. dans les muscles paralysés. — Accentuation progressive de la paralysie. — État du malade au moment de son admission dans le service. — Évolution subséquente. — Aggravation de la paralj'sie malgré l'institution d'un traitement électrique ; envahissement des membres supérieurs. — Constatation d'une albuminurie. — État actuel ; le malade présente deux catégories d'accidents : les uns paraissent être en rapport avec une néphrite parenchymateuse. — Les autres se résument dans une paralysie atrophique à marche extenso-progressive, avec R. D., hypoesthésie et abolition des réflexes rotuliens.
Diagnostic. — Par leur nature et leur mode d'évolution, les symptômes répondent très exactement au tableau de la polynévrite toxique ou infectieuse. Raisons qui s'élèvent entre l'hypothèse d'une origine spinale des accidents. — Eu égard à son mode d'évolution, la paralysie présentée par le malade peut être qualifiée d'extenso-progressive. — Considérations historiques sur la paralysie extenso-progressive de Landry. — Comme quoi il ne s'agit pas d'une entité morbide, mais d'un syndrome clinique.
ÉHologie. — L'étiologie de la polynévrite est dominée par les intoxications, les auto-intoxications et les infections. — Intervention vraisemblable de l'intoxication alcoolique et de l'infection tuberculeuse, dans le cas actuel. — Une certaine part revient sans doute à l'auto-intoxication urémique dans le développement de la polynévrite, chez le malade présenté.
Projiostic et traitement. — Gravité du pronostic quoad vitam. — Le caractère extenso-progressif de la polynévrite laisse subsister peu de chances de guérison. — Le traitement institué était dirigé à la fois contre l'albuminurie, contre l'auto-intoxication intestinale et contre la polynévrite.
Messieurs,
Le malade, au cas duquel je désire consacrer la leçon de ce jour, va me fournir l'occasion de revenir sur la question du