‹ Leçons sur les maladies du système nerveuxChapitre 93 sur 100 · NÉOPLASME CÉRÉBELLEUX OU TUMEUR DU CENTRE OVALE · texte numérisé non relu

NÉOPLASME CÉRÉBELLEUX OU TUMEUR DU CENTRE OVALE

Sommaire. — Exemple clinique. — Début par des maux de tête extrêmement violents ; vomissements ; parésie et ataxie de la jambe gauche ; troubles de la vue, amaurose. — État subséquent Démarche titubante ; ataxie du membre inférieur gauche. — Hémianesthésie gauche. — Exagération des réflexes, à gauche. — Incontinence d'urine et des matières. — Atrophie double des papilles. — Cessation des vomissements. — L'état actuel ne difl'ère pas sensiblement de ce qu'il était précédemment ; parésie et contracture des membres à gauche. — Diminution de l'odorat. — Affaiblissement de l'intelligence. — Résumé des symptômes et de l'évolution.

Biarpiostic. — Les symptômes, dans leur ensemble, parlent dans le sens d'une compression cérébrale par néoplasie intra crânienne. — La tumeur doit siéger à droite. — Arguments qui militent en faveur d'un néoplasme cérébelleux. — Une tumeur des tubercules quadrijumeaux serait également à même de rendre compte de l'atrophie double de la papille; trajet de la voie optique. — Symptomatologie des tumeurs des tubercules quadrijumeaux ; un des éléments de cette symptomatologie, l'ophtalmoplégie, fait défaut chez le sujet présenté. — Gomme quoi l'hypothèse d'une tumeur du cervelet est à même de rendre compte des troubles de la motilité, de la réflectivité et de la sensibilité, limités au côté gauche. — Une autre hypothèse, celle d'une tumeur du centre ovale, se concilierait très bien avec l'état actuel. — Résumé. — Impossibilité d'émettre une affirmation précise relativement à la nature de la tumeur présumée.

Pronostic et traitement. — Nous n'avons rien à espérer des ressources de la thérapeutique interne. — Le siège présumé de la tumeur contre-indique une tentative d'extirpation. — Les dangers inhérents aux interventions opératoires palliatives commandent l'abstention.

Étude anatomo-patliologicjue : A. Examen à l'état frais. — B. Examen après durcissement 99

Sommaire. — Exemple clinique. — Antécédents familiaux et personnels. — Début par de la diplopie, avec strabisme interne ; embarras de la marche, titubation, douleurs à l'occiput; parésie faciale gauche; parésie des membres du même côté; stase papillaire double. — Évolution subséquente. — État de la malade au moment de son entrée dans le service : persistance de la céphalalgie occipitale ; vertige; nausées. — Intégrité de la sensibilité objective. — Gêne des mouvements à gauche. — Troubles de la statique et de la marche. — Exagération des réflexes. — Anosmie. — Nystagmus horizontal. — Résumé.

Diagnostic. — L'ensemble des symptômes impose l'hypothèse d'une tumeur intra-crànienne. — Certaines manifestations parlent dans le sens d'une

Pages, tumeur du cervelet. — Raisons qui permettent de supposer que la tumeur siège en avant, en dedans et en bas du lobe gauche du cervelet. — Les plus fortes présomptions sont en faveur d'une néoplasie tuberculeuse.

Pronostic. — Impuissance du traitement médicamenteux. — Le siège présumé de la tumeur doit faire craindre un retentissement prochain sur les centres bulbaires de la respiration et de la circulation.

Traitement. — Une intervention chirurgicale pouvait seule arracher la malade aux dangers qui la menaçaient. — Nature et but de cette intervention. — Triple résultat obtenu 127

Sommaire. — Exemple clinique. — Les antécédents familiaux et personnels parlent [dans le sens d'une tare tuberculeuse. — Début par du strabisme et de la diplopie. — Parésie motrice subséquente du côté gauche. — Un premier examen du malade fait constater une paralysie de la VP et une parésie de la VIP paire à gauche, un léger embarras de la parole, une hémiparésie des membres à droite, avec exagération des réflexes tendineux. — État présent : persistance de la paralysie de la VP paire avec diplopie, d'une parésie faciale du même côté ; déviation très [prononcée de la langue à droite; anarthrie. — Raccourcissement du membre inférieur droit; démarche spasmodique. — Accentuation de la paralysie motrice à droite; exagération des réflexes rotuliens et trépidation spinale. — Résumé.

Diagnostic. — Le diagnostic clinique est très simple, il s'agit d'un cas de paralysie alterne. — Ce genre de paralysie dépend presque toujours d'une lésion en foyer de la région bulbo-protubérantielle. — La paralysie alterne peut être simulée par l'hystérie. — L'hystérie n'est pas en cause, dans le cas actuel ; il s'agit donc d'une lésion en foyer de la région bulbo-protubérantielle. — Considérations anatomiques. — Conditions topographiques que doit réaliser le foyer présumé, pour rendre compte de tous les éléments du syndrome; l'hypothèse laplus vraisemblable est celle d'un foyer intra-protubérantiel, situé dans la moitié gauche de la portion ventrale. — Nature du foyer présumé ; toutes les présomptions sont en faveur d'un néoplasme tuberculeux.

Pronostic et traitement. — La gravité du pronostic se déduit de l'impuissance de la thérapeutique, en présence d'une tumeur réfractaire aux médications internes, et qui n'est justiciable à aucun titre d'une intervention opératoire 141

Sommaire. — Coup d'œil rétrospectif sur l'exemple clinique qui a fait l'objet

de la précédente leçon. — État actuel du malade. Nouvel exemple clinique. — Antécédents pathologiques. — Début par de la

TABLE DES ."VIATIÈRES. 743

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diplopie, en rapport avec une paralysie de l'oculomoteur externe droit. — Paralysie associée des mouvements de latéralité, à droite. — Paralysie de l'orbiculaire à droite. — Titubation et vertige pendant la marche; troubles de la «tatique. — État du malade au moment de son entrée à l'hôpital : paralysie des muscles de la face, à droite. — Hémiatrophie de la langue, qui est déviée à gauche. — Paralysie complète de l'abducens droit ; inégalité de dilatation des pupilles. — Engourdissement de la main et de la jambe gauches. — Légère hémiplégie motrice gauche. État présent : la paralysie faciale droite est devenue totale ; elle se double d'une atrophie des muscles paralysés. — Hémiatrophie très prononcée de la moitié droite de la langue ; abolition de la sensibilité gustative, à droite. — L'hémiplégie gauche a progressé; elle s'accompagne d'une légère atrophie des muscles; exagération des réflexes tendineux. — R. D. dans les muscles innervés par le facial droit.

Diagnostic. — Résumé de l'histoire clinique. — H s'agit d'un cas de paralysie alterne. — L'hystérie n'est pas en cause. — H y a donc lieu de s'arrêter à l'hypothèse d'une lésion bulbo-protubérantielle. — Conditions topographiques que doit réaliser la lésion. — Arguments qui militent en faveur d'une lésion nucléaire. — Un foyer unique ne saurait rendre compte de tous les symptômes présentés par le malade. — L'hypothèse de deux foyers, l'un protubérantiel, l'autre bulbaire, s'impose ; elle est à même d'expliquer toutes les circonstances cliniques du cas. — Les deux foyers sont vraisemblablement représentés par des tumeurs. — Les antécédents familiaux et personnels du malade, l'évolution des accidents sont de nature à faire soupçonner une origine tuberculeuse à ces tumeurs.

Pronostic et traitement. — Gravité du pronostic. — Impuissance thérapeutique. — Le siège présumé des lésions doit faire écarter toute tentative d'intervention chirurgicale. — Considérations sur le mécanisme pathogénique de la paralysie des mouvements de latéralité des yeux 163

Sommaire. — Ce qu'on entend par syndrome cérébelleux; ce syndrome peut être d'origine réflexe, il peut avoir son point de départ dans une irritation de l'oreille.

Exemple clinique . — Antécédents pathologiques. — Début par des vomissements, par une attaque de vertige et par de violents maux de tête ; persistance du vertige et des bourdonnements d'oreille. — Titubation avec tendance à tomber à droite. — Résultats d'un premier examen; prédominance de la titubation et du vertige. — Caractères de la démarche. — Asthénie musculaire généralisée. Ataxie statique; exagération des réflexes tendineux. — Nystagmus; mydriase à gauche. — Catarrhe de la caisse du tympan, avec obstruction tubaire à gauche.

Diagnostic. — Résumé de l'histoire clinique. — La première hypothèse à examiner est celle d'une affection du cervelet. — Raisons pour lesquelles il ne saurait être question d'une tumeur. — L'hypothèse d'une hémorragie ou d'un ramollissement du lobe moyen du cervelet est à prendre en sérieuse considération. — Les plus fortes présomptions sont en faveur

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d'une origine auriculaire des accidents présentés par le malade ; description du vertige ab aure Isesa. — Cette description se rapporte bien à la sympt&matologie du cas actuel ; lésions auriculaires présentées par le malade. — Le malade est un artério-scléreux, en état d'anhélation continue; la participation possible d'une toxhémie urinaire à la production des accidents vertigineux est à prendre en considération. — Conclusion : il s'agit d'un cas de vertige ah mire [laesa. dû à la fois à une compression du labyrinthe et à une toxhémie urémique.

Pathogénie. — Considérations générales sur l'anatomie de l'appareil auditif — Dualité d'origine du nerf auditif à sa périphérie. — Le cervelet communique avec l'organe de l'ouïe par l'intermédiaire d'une voie centripète ; on s'explique ainsi qu'une lésion labyrinthique puisse produire des troubles de la coordination et de l'équilibration. — Application de ces données à l'exemple clinique présenté.

Pronostic et traitement. — Dans l'hypothèse d'un vertige auriculaire, le pronostic est relativement favorable. — Dans le cas actuel, il est aggravé par l'existence de lésions vasculaires ^généralisées, dont dépendent en partie les accidents vertigineux, et qui menacent directement l'existence du malade. — Le traitement doit tendre d'abord à remédier aux conséquences de ces lésions vasculaires. — Traitement de la lésion auriculaire 184

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