‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 136 sur 162 · ÉTAT DE MAL ÉPILEPTIQVE : TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

ÉTAT DE MAL ÉPILEPTIQVE : TEMPÉRATURE

pareil cas, Messieurs, c'est-é-dîre, lorsque les accès de Tépilepsie vraie se répètent en grand nombre, dans un court etpaea do temps, la température centrale s'élève d'une manière très-renianpiaî*le ; et très-certainement cette élévation thermique n€ peul p;i^ être rattachée exclusivement à la répétition non plus qu'à [Intensité des contractions mus-

— I ,'empcr.itnre prfot un «peu aprè* le 11* accè*. Du 1"' jour (*oir) nu t* !, matin], ,'|| kocé«. 4" "t>»«pôralure »prè§ une rémia^ion de 4 heure*. A pirftr de la, le» acee* a'eloicnent et ceaaeot le 3 V jour, La ligue ponctuée répond au pool*.

culaires toniques, car les convulsions peuvent cesser complètement pendant plusieurs jours et la température BéSEmoins se maintenir, pendant ce temps-là, à un taux trèsélevé. Nous pouvons reconnaître et suivre ces particula-

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rites sur le tableau que je mets sous vos yeux, et qui nou* montre les modifications qu'a présentées la températur renlrale chea la nommée Cheval 1.., pendant le cour Vétat de mat êpiteptiquc qu'elle vient de subir tout récero-

Il ne faut pas ignorer que cette élévation de la température est, dans la grande majorité des cas» même après tante cessation des convulsions, UU indice du plus fflcheux augure; elle s'accompagne d'ailleurs le plus souvent d'un générai qui, par lui-même déjà, donne beaucoup à pei ainsi, tunWt il existe un délire plus nu moins accusé, — que M. Delasiauve rapporte A la vongestv ngitique,

— tantôt au âûtltf&iffei un cotna pi in ou moin- ad,—

congestion npopfecfi/orme des auteurs ; — dans les deux ras il y a pMlifittotl <le -.eresse de la langue,

tendance â la formation rapide dv au aacrura :

quelquefois enfin, production d'une hémiplégie transitoire. dont la raison n'a pas encore été révélée par l'auto | Cependant, et c'est là une donnée fort importante à consigner, cette élévation de la température, alors mémo qu'elle ilépas? t qu'elle s'aeennipagne des sympt

gravea qui viennent dvire énumérés, n'est pas Un si^ne annonçant néivssalrement une terminaison fatale. S voyez par l'observation mArne de Chevall., qu'on peut guérir, encore, au milieu de toutes ces fûcheuses ciro tances. L'élévation delà température au-dessus de 4! donc pas nécessairement terminale, en pareil cas ; et il y a par conséquent [quelque chose â rabatti tioiu

émises à cet égard par M. Wunderlick d'abord, et a lui par M, Krb(l).

(0 L'observation de la nommée Chovult . . . os t consignée tout au long, qu'à la date du 26 mars 1872, dans nos Etuéet cHniâuei et thermam. twr | maladies du système nerveux. Obs. XXXIII, p. 285.) Depuis cette époqua, Chev. . . Ediuées éié prise de nouveaux, acciiknits qui ont eu une issue fatal*. Nous pensons d'autant plus utile de les relater toi «rue, outre qu'ils com-

ÉTAT DR MAL HTSTKRO-ÉPILEPTÎÇTF.

MU

Je vous rappellerai, en passant, que cette élévation rapide de ta température n'apparlient -pa^en propre, tant s'en faut, à l'ftftt de mal épileptique ; on l'observe encore, par exemple, dans les attaques dites congestives, apoplertîformes ou épilepti formes de la paralysie générale progrès-

pièlent l'observation ancienne, ils apportent une nouvelle preuve à l'appui des opinions émises par M. Charcot dans la présente leçon,

1873. — 9 février. — Depuis une semaine environ Ch . . . est agacée, irritable ; parfois mGme elle devient violente au point qu'on est oblige de l'attacher (excitation maniaque).

10 fée. La nuit dernière l'agitation a encore augmenté : Ch. . . a empêché, pur ses cris, les autres malades de dormir BUf s'est calmée cependant É partir de 3 heures du matin- On a compté trois accès durant la nuit. De 1 heure de l'après-midi à S heures, les accès se sont multipliés. À 3 heures : P, HMj T. R. 38°, 6.

11 fép. Hier, de î heure a heures du soir, on a compté 43 accès ; depuis lors, jusqu'au matin ù 7 heures, 70 accès. De 7 heures à 11 heures, moment où cette note a été prise , 35 accès. Voici la description des accès s

Cinq ou six secondes avant leur arrivée, les pupilles, surtout la droite, se dilatent largement. Quelquefois, à ce phénomène, s'ajoutent de petites plaintes, des grincements de dents et, par exception, un léger cri. Alors commence l'accès : les globes oculaires sont animés de convulsions très-accusées (hystagmus), la face pâlit et se dévie à gauche ; le regard, d'abord fixe et dirigé en avant, se porte à gauche. Le bras correspondant se soulève, puis se roidit en môme temps que le bras droit qui, lui, reste appuyé sur le lit. La roideur le tau if] ue gagne ensuite les membres inférieurs. Au bout de quelques secondes, on observe une demi-occlusion des paupières gauches qui sont animées, ainsi que les muscles dé la même moitié de la face, de convulsions rapides,

IQl 15 secondes plus tard, la face et les yeux se retournent vers ta droite; le tronc s'incline dans le même sens ; les paupières guuches s'entrouvrent et demeurent à peu près immobiles; mais, eu revanche, les convulsions s'emparent des paupières droites et des muscles de lu moitié droite delà face. La bouche, primitivement tirée à gauche, est tirée à droite. Les convulsions eloniquee, apparues durant cette phase et qui avaient d'abord envahi les membres du côté gauche, prédominent maintenant à droite.

Enfin, l'accès se termine par du ronflement, une lividité faciale aussi prononcée que possible, de l'écume à la bouche. À la fin de l'accès, les pupilles reprennent leurs dimensions normales.

Pendant les rémissions, la malade est dans la résolution complète. Soulevés, les membres retombent inertes. Le pincement énergique produit un léger soulèvement du bras gauche, mais rien à droite. Le chatouillement de la plante des pieds suscite des mouvements réflexes plus intenses à gauche qu'à droite. Taudis qu ? il n'y a pas d'injection de l'œil droit, à gauche, il existe une hypérémte considérable de la moitié inférieure du globe oculaire et une vascularîsation moindre de la paupière inférieure. Les narines sont

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sive* ainsi que Ta, Je premier, montré M. Westphal, qui, d'ailleurs, a donné du fait une interprétation peu cnnfonne à la ivalit.^ (l). <>ji robserve ausel daaa tes attaques

ilcnlps. Le tube digestif m 'offre rien de particulier i il y a eu hier une garde-robe après lavement. Ch... urine sous elle* Plaque érj thé mate use sur la fesse droite. Sueurs abondantes, plus prononcées par instants. À 11 heures : |\ 120; R. 40, bruyante; T. K. 40'',*. A midi ; P, 130; B

fl heures^ soir. — Depuis 11 heures du matin, on a iuscrit 76 accès T dont 12 depuis 4 heures 1/2. H, 60; T. IL 41 a , 3. Sueurs copieuses sur tout le corps, sans différence entre les deux moitiés. Toute La partie gauche du corps (face, tronc, etc.) est manifestement plus chauds que la partie droite.

Les paupières sont à demi-ou vertes ; les yeux sont portés en haut; les pupilles sont modérément dilatées (la droite l'est toujours davantage.) A vaut chaque accès, la dilatation des pupilles s'accroît d'une manière remarquable. Le rtystagnuiS semble apparaître presque en même temps. Ni vomissements, ni selles, ni urines. MOme état de la fesse droite. Coma. Respiration sterto* rcuse.

8 hrurt*. P....R. 70, T. R. 4t°,2, Quatorze ares. A partir do cet instant la mnlmle n'a plus en d'accès. Bile est morte à 3 heures du matin. Lo température vaginale, prît* par une autre personne, était à 41°, 2. A 11 heures du malin — le H févrii lire huit heures après la mort, T, H

[- — Le cadavre est resté dans le lit). Les pupilles sont moyennement dilatées et au même de^ré. Nombreuses vergetutes sur lo ventre, le dos, les fesses et les cuisses.

Altqpsie le 18 Uvrier, L<*s oj, la ditre-mere et ses sinus n'ont rien d'anormal. La quantité du liquide efyhnto+rachidien n'est pas augmentée. — SulTusion sanguine sur la face convexe des hémisphères, surtout u droite — Artères do la base saîues. — Ene€pKaU^ 1,360 gr. La pie-mère est

ment injectée à la base du cerveau; cette injection est un peu pli cusée au niveau du lobe iphenatdaL Des deux côtés* la pie-mère se détache facile ment et le cerveau est humide au même degré.

// r ' r droit. Il pèse 5 gr. de plus que le gauche. Sur certaines

Liions, principalement celles qui a voisine ul la scissure de S^ ! eiisteiii itBi OOfarmtÎM hortensia, quelques petites éraillures et, sur quelquesunes, un pointillé lrè*-hu< La circonvolution de la oomê d'Atiuion présente une induration irès-évîdenle. Cette induration, qui remonte en île dans le long de ladite circonvolution, prédomine à son exirémilé. Hé misphèrt gauche. La circonvolution de ïa corne d'Ammon offre une induration bien moins marquée et circonscrite u son extrémité. Cervelet, isthme, rien à noter.

Moelle. La substance grise, à l'œil nu, parait un peu déformée.

Thorax. Congestion assez forte de la moitié inférieure des poumons. De plus, il y a un foyer d'hépatisation rouge, récent, dans le lobe inférieur. — Cœur % estomac* rate? sains ; pas d'ecchymoses. — Foie H non hypéréuiïé. — Reins : anémie de la substance corliesle; pyramides distinctes. — 1 rien. — Utérm* assez gros; corps jaune récent sur l'un des ovaires; petits kystes sur l'autre. (B).

(l) Weslphal, toc, eit.

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