‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 137 sur 162 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

fort analogues aux précédentes qui peuvent survenir dans le cours de la sclérose en plaques (1), et, enfin, dans les attaques, avec ou sans convulsions, qui s'observent dans les cas de loyer cérébral ancien (hémorrhagie ou ramollissement) onde tumeur cérébrale, quelle qu'en soit la nature. Cette élévation thermique contraste d'une façon remarquable avec rabaissement initial qui existe à peu près toujours, au moment de la formation du foyer héinorrhagique Cérébral » j t c'est là, ainsi que je l'ai démontré, OU caractère qui peut être utilisé puur le diagnostic.

Mais il est temps d'en revenir à l'hystérie épileptiforme dont cette digression nous a quelque peu éloignés. Tout comme dans l'épilepsie vraie, les accès composés s observent dans l'hystéro-épilepsie. Landouzy parle d'une hystérique qui avait eu jusqu'à 100 accès par jour. Vêlai éë mal hi/stéro-ëpUepUque peut d'ailleurs se prolonger pendant un laps de temps considérable. George t cite I 'observation d'une femme chez laquelle les accès se sont montres îi peu prèscontinus pendant une durée de quarante-cinq jours.

Chez notre malade Co.«»j dont les grïief OOt ^ cachet épileptifornie, si prédominant et si fortement accentué, Yétatdemai a persisté pendant plus de deux mois, et, par moments, les accidents ont été portés au plus haut de- \é Ainsi, le 22 janvier, entre autres, les convulsions épileptifonnes se sont succédé s;ms interruption depuis neuf heures du matin jusqu'à huit heures du soir: de huit à neuf heures, il y a eu un temps de repos, puis les attaques ont repris comme de plus belle, sans le moindre retour à la lucidité, et ont persisté à peu près pendant le même espace de temps. On peut, d'une manière approximative, évaluer sans exagération le chiffre des attaquas épi lepti formes qu'elle a éprouvées à cette époque, dans l'espace d'un jour, à 150 ou 200 environ.

(H Voyez la Leçom VIII, p. 24S.

382 HYSTÉROÉPÎLEPSIE ; CAS GRAVES.

La persistance d'un tel état, sans que la mort s'en suivie, ne moutre-t-elle pas déjà qu'un abïmesépare lepilepsie vraie de niystéro-épîlepsie? — « Si ce n'était pas là Al l'hystérie, » disaient en parlant de Ce, les surveillantes du service, témoins de ses accès et habituées à ce genre de malades, « si c'était del'épilepsie véritable, il y a iMgff que cette femme aurait succombé. » Cette remarque est parfaitement judicieuse, parfaitement fondée.

Eh biMïi, Messieurs, et voici le point sur lequel je veux surtout insister, jamais [tendant cette longue pér

convulsive la température rectale ne s'est, otn siblement modifiée i elle i été bb moyenne de :t?\*;elle M sVst élevée jusqu'à H8 ,o (pie d'une teçon tout à fait exceptionnelle et transitoire {Hff. %(i). — Je dois ajouter que jamais, pendant ce temps, l'état général ne nous a inspiré la moindre inquiétude, malgré l'alimentation insuffisante et l'énorme dépense do Garée musculaire qui a dû se faire. La situation mentale, d'un autre côté, n'était pas, tants'en faut, aussi profondément modifiée que cela eût eu lieu nécessairement, g'iUe fût agi de la vraie épilepsie; à aucun» il n'y a eu d'évacuations involontaires d'urines ou de matières fécales; dans les courts répits que ses attaques lui laissaient, la malade se levait pour satisfaire à ses bes«

EXEMPLE D*HYSTÉRO-Él»ILBPSIE. 383

Dans ces intervalles aussi, d'ailleurs très-courts t la nature hystérique du mal, surtout dans les premières M&AÛ ntpflUliUtt dans tmitsnn jour. Une fleur rUms les cheveux, de* frisures bizarres, un vieux morceau 00 miroir, placé sur la planchette du Ht, témoignaient suffisamment des occupations favorites de cette femme dans les temps de répit. Mais je veux surtout signaler à votre attention le caractère thermique que l'observation nous a fait reconnaître. Il résulterait eu somme île tout ce qui précède, que si dans

Yêtat de mai épUepiigue^ à grandes séries, la température s'élève très-rapidement h un haut degttt, en même temps que la situatiini devient des plus -ra\r>, au contraire, <| l'dfat rit? JK#J /if/stci'ti-i'fni^pfiqttt' .1 longue série, || îempépâtura ne dég) 1ère le chiffre nnrtiLal, et d'ailleurs 1Y-

h. rai concomitant n'est pus dénature à inspirer de l'inquiétude, il n'est pas nécessaire d v ijisister longuement, je prusH, pour mettre eu relief un contraste aussi frappant. Je ne voudrais pas, toutefois eurs, que vous pris-

siez absolument au pied de la lettre le dernier ternie de In proposition que je viens dYrncttre; sans doute il répond à la réalité, pour la tfèfegM&da raajGPitd àê§ Ptp, mais il y a le chapitre des exceptions. Il n'est pas, en effet, sans exemple que l'hystérie se soit, pendant la phase eonvulsive, terminée par la mort. À la vérité, re s<mi pomm a toujours des attaques d'un genre particulier, des attaques dysjmSttj. qui amènent ce Muta résultat (J); mais, je J< lea

attaques convulsives elles-mêmes peuvent y conduire. Je puis, à titre d'exemple, vous rappeler un fait de ce ge&VQ publié pti M. Wunderlich (S), Il s'agit d'un cas d'hyst

(Ij friquel, lue. cit., p. m et &;;>.

(?j Void lu UuducUoh, par M- & Teinturier, do l'observation de Wuuderlichj a laquelle M. Cbarcot tait allusion,

OpetRVATio». — Huit icmaiHcs de tonvuUion* hyittrîformts 4 tHarclp apyrttiout et sens âa*gtr apparent, — Revirement fùchtux «$ motivant augmentation d inttnttW des convulsion*. — Mort ou èunt de futlqntt kture* acte une tempérât art de 43° C. — Autojuie. — Anoo Vogeï, 10 ans, servouto,

EXEMPLE D HYSTERO-EPILEPSIK.

épilepsie comparable à beaucoup d'égards à celui dont je viens de vous entretenir. Pendant plus de huit semaim malade en question éprouva des attaques épileptilui ; en nombre d'ailleurs assez restreint, et qui ne s'accompagnaient pas d'augmentation notable de la ternpérati; cause connue, sans l'intervention d'accidents h.miy^uix. deux jours avant la mort, la scène changea tout à coup: la malade tomba dans le collapsus, et dans un court espace de temps la température s'éleva jusqu'à i:i\

menstruée deux fois dons les derniers 14 jours, avant de tomber malade, d'ailleurs bien portante, fut prise, pour la première fols, le 13 août 1SS5, soidisant après une vive réprimande, de convulsions qui se répétèrent le 17 au soir et le 18 au matin et remplirent presque sans interruption la nuit du 19 au 19. Entrée le 19, à midi, elle présenta à minuit, dans le bras gauche, où l'on avait constaté de la paralysie, mais pas d'insensibilité, des soubresauts modérés ; puis elle éprouva un sentiment d'angoisse, poussa un léger cri, et éprouva des convulsions d'abord dans la moitié gauche de la face, puis dans la droite aussi; la bouche était ouverte, les paupières alternativement ouvertes et fermées, le globe de l'œil fortement tourné eu haut, Puis survinrent dons les extrémités inférieures et le bassin de violentes et rapides convulsions cloniques projetant ces parties en avant, en arrière et de La face devint eyanosée et l écume sortit de la bouche. Au bout du nute, respiration profonde et supérieure ; relâchement des membres et de U face. Ensuite sommeil paisible en apparence ; enfin bâillement, ouverture des yeux et retour de la conscience après 6 minutes,

La malade est en bon état, sa langue est peu chargée ; la température est à 38°, 12, le pouls à 140 (après ] T accès), rien d'anormal. Elle dit seulement ne pouvoir remuer te bras gauche, et demande qu'on ne la touche pas, pan que, autrement, ella aurait des convulsions. Cependant elle serre fortement de la main gauche.

Dons la nuit du 19 au 20, 6 accès et dans la journée du 20, 7. Pas d'albumine dans l'urine ; fait sédiment urique. Langue chargée. Température, matin et aolr, \W\V2; poiltl Wl-, R, 14-31 Dans la nuit du S&Stttt, 7 accès; 1U jusqu'au matin du 2t. Température 37°,7Û; selles normales; léger trouble alhumineux de Turin" ,

Les jours suivants de 8 à 16 accès par jour. Etat supportable d'ailleurs; pas d'élévation notable de la température (le plus souvent normale, jamais au dessus da 3£ a ,12, sauf un soir à 38°, 75); pouls ordinairement au-dessus de 112; langue chargé?. Le 16, éruption uiiliaîre, confluante, en vésicules, au bout des doigts. Urine chargée de phosphate, sans albumine. Dans les accès, tantôt etlc perd connaissance, tantôt elle ne la perd pas; crie quelquefois beaucoup. La sensibilité persiste dans le bras et la jambe gauches.

7 itpttttxlrr* — Les accès deviennent plus fréquents* durent plusieurs

HTSTÉRIE GRAVE.

:iss

Cet exemple suffira, Messieurs, pour vous montrer qu'en présence d'un cas d'état de mal hystéro-épileptiqiie, de quelque intensité, malgré toutes les chances d'une issue favorable, il ne serait pas prudent de s'abandonner à une êcurité complète, absolue.

jour» sans interruption ; pendant les accès, elle parle souvent et crify Evacuations fréquentes d'urines et dû matières dans le lit. Amélie ni lion, puis état st&tionnaire jusqu'au 2 octobre au toir, uù la malade offre un accès de colkpsus marqué. Bacs la nuit du 3, pas d'accès particuliers* Au malin, agitation des bras, strabisme divergent. La tête penche en avant et ù gauche, connaissance conservée, légère cyanose, À partir de 10 heures» impossibilité d'avaler; à midi, trismus; à 1 heure 3/4, fartes convulsions respectant la tête; pouls extrêmement fréquent ; température 4l D ,Bj forte cyanose, écume à la bouche, raie trachéal. Mort à 2 heures i/4 ; température *3°. Un quart d'heure après, température tt%7$,

Autopsié. — Coqjs en bon état ; larffes taches cadavériques aux endroits déclives ; pas de rigidité musculaire. Le crâne et ses viscères gorges de sang \ circonvolutions postérieures un peu apklîes ; substance cérébrale un peu dure. Léger épaissi ssement trouble de la pie -mère de U base. Cavités cérébrales de cape cité u peu près normales, à parois de consistance ordinaire. Pont et moelle injectés de sang rouge grisâtre, sale. — Poumons injectée et œdématiés. — C&ur normal ; foie ^raisseuit ça et là, oxsangneï bile claire et brun foncé; — Bote petite, molle, brun pâle, exsangue. — Estomac dilaté, d'ailleurs normal, comme les intestins. — Reins fortement gorgés de sang; concrétion du volume de la moitié d'un pois dans un calice du rein gauche. — Utérus normal. — Kystes nombreux de la grosseur d'un pois dans les ovaires» (Wunderlich. — Arch. der Heilkunde t t. V, p. 210.)

Chàrcot, t. i, 3 e éd.

APPENDICE

Observation de paralysie agitante,

(Voir la Plan CVS VIII, qui représente t altitude CBracténsliïpie des twala Jes atteints de paralysie agitante).

AntftédmH. — Cûum jifûbalh de ta paralysie agitante. — Df but % faibles** fui envahit iufttâsiveMtni Us membres. — Trffmbtenneni de la tt'té, puis drë

Etat d* ta malads t« Wi f Attitude génfmte; — Trem&iimtmtf — March;

prQjmUio* tt rtiropmfaiûn: — Température, pùnU^ rît. Modifitatim* tnrvtmuM dam h maimiie dtt mon 4* jmUlrt i8ïi ait moi* d*

jviiUt «77.

Gavr... Anne-Marie, 62 ans, marchande des quatre saisons, admise à la Salpétrière le 31 décembre 1872, est entrée dans le service de M. Chargot, salle Saint- Alexandre, n° 3, le 12 novembre 1873.

Antécédents. — Son pire, charpentier, est mort d'un accident lorsqu'elle n'avait que 12 ans. Sa mire, qui a succombé à 74 ans, était nerveuse, s'emportait facilement, mais n'avait pas de tremblement ni de paralysie. Sa saur unique est morte d'une pleurésie à 40 ans. — Aucun des membres de sa famille qu'elle a connus n'aurait été atteint d'affections nerveuses et en particulier de tremblement.

Gavr... est venue à Paris à 4 ans. Son enfance et sa jeunesse se sont passées sans incident notable. Elle a été réglée régulièrement à partir de 14 ans. Mariée à 28 ans, elle a eu cinq enfants. Ses grossesses et ses couches, en général, ont été bonnes. De ses cinq enfants, l'aîné est mort, âgé de 35 ans, pendant la Commune; — le 2° et le 3 e , deux garçons, sont bien portants ; — le 4 e enfant est une fille, âgée de 28 ans, qui est sujette à des attaques nerveuses, d'ailleurs assez éloignées ; — le 5° enfant est mort durant l'accouchement.

Notre malade assure n'avoir jamais eu de maladie sérieuse,

APPENDICE

entre autres ni rhumatisme, ni eborée. Bien qu'elle oit marchande des quatre Baisons pendant 13 ans, elle n'aurait point l'ait d'excès de boisson* Elle a toujours habité des 1 me&ts salubres, exposés au soleil. Elle était heureuse 80 nage et n'a jamais souffert de privations.

Début de la maladie, — C'est en 1868, qu'a débuté sa maladie. Vijici dans quelles circonstances : son troisième qu'elle affectionnait plus spécialement, est venu lui n\>prendre subitement qu'il venait de signer un ment

comme soldai, Celle nouvelle l'a vivement affligée ; elle a pis uré beaucoup et, dès les jours suivants, elle s'est aperçue qu'elle avait de la foUHesss dans le bras droit. Bientôt la foi- Liesse a gagné le bras gauche, le membre Inférieur droit, le gauche simultanément; elle avait, pendant la nuit jambes, des crampes qui la faisaient crier. Elle aurait eu ensuite de la faiblesse dans les a reins. » A son arrivée à II pé trière (décembre 4872), elle était moins affaiblie qi jourd'hui {H juillet 1H74), Le tremblement aurait envahi membres dans les premiers mois de 1873 et aurait fi d'abord le membre supérieur droit. Enfin, elle a remarqe peu prés à la m* m h époque, qu'elle avait de la rétropuhian: un jour, a vont fait un faux pas, elle a été entraînée en arrière malgré elle.

Etat actuel (8 juillet 1874)*— L'attitude générale de la malade. dans la station verticale, esl celle qu'a décrite M. < lharcol la leçon V 'p, IW] et que représente si fidèlement la Pu v III, dessinée par M. V. Hïcher. Le tronc et la tète sont incl en avant ; le cou est tendu cl on dirait que la tête es I une tige rigide. Les traits de la physionomie sont absolu: immobiles, les plis du front sont à peine accusés; les | piéres sont médiocrement ouvertes, la malade peut tout' les relever et les abaisser sans difficulté. Les yeux, peu preesife, sont dirigés en avant ; poui regard eT latéralement, Lb malade est obligée de tourner tmii ■--. Quclqu

lèvres sont accolées l'une contre l'autre, mois, le plus vent, la bouche est entrenjuverte, la lèvre inférieure, I bante, laissant apercevoir l'arc n taire corresponde

parfois, la salive s'écoule Involontairement de la bon lèvres et la langue ne tremblent pas. La déglutition si presque toujours laborieu

Lee bras sont légèrement écartés du Ironc; les avant-!* demi-ûéchis, sont disposés de telle sorte que les main-

PARALYSTE AGITANTE-.

posent sut la région ombilicale et que toi coudes sont un peu du trône. Le pouce, légèrement Infléchi, s'appuie d'habitude sur l'index; li-s antres doigts sont un peu Déchffl et ramassés les uns contre les autres. La disposition des mains est la mémo des deux côtés.

Les jambes sont rapprochées sans que, toutefois, les genoux se lOtLChefit Si les jambes sont érartées, l'équilibre est b tain. Que les yeux soient ouverts ou fermés, la malade se tient de la môme façon.

Elle s'asseoit lourdement, tout d'un coup. Kilo ne peut se lever que si on l'aidé, encore est-on obligé de déployer une certaine force. Eîte se meta marcher après hésitation, s'avaun< d'abord a petits pas, puis la marche se précipite, il y n propulsion, « Parfois, dit QaVf..., je suis poussée très-loin, jus- Çtt*à te que je ren naître un mur, sans ceîa je tombe. •> La rétropnlxiort est aussi évidente ; pour la constater, il suffit, comme le fait M. Chôfcol, de tirer légèrement la malade par ^a jupe. Aussitôt, elle marche à reculons et avec une vil esse telle qu'elle ne tarderai! pas a tombât si on ne la surveillait. Potit se retourner, la malade hésite encore plus que pour se mettre en marche.

'remMement est à peine accusé, surtout nu repos. La teto tremble un peu plus, par moment, qui- tes mains. Lorsque celles-ci BOtlt d'aplomb, elles reshnt génétttletlletll iunin.- Iules. La malade peul fléchie la tète plus qu'elle ne l'est d'ordinaire, mais il lui est impossible de retendre couiplclctncur p&tte que « la colon ne Vertébrale s. »

Ni céphalalgie, ni Vertiges, ni étourdissemeuts. I/inteîti-

eest conservée, la mémoire bottas. Le ja&tstttf, ches alla,

0Sl moins court que chez la [dupa ri des fcial&des de SO& espèce,

Il serait môme bon si elle n'était souvent ré veillée par des

doutants dans les talon- : i m ma ptmieel on dirait oc t'eau

qui roule dans l'intérieur du talon. I Klle se plaint diiu

saf ion constante de .-haleur et ne garde qifun drap sur die,

même pendant l'hiver,

NOUA avons indiqué Viiétt êêi forcés mesurées au dynamomètre A lu page 174 ci celui de la température a la page 17k, nous n T y reviendrons donc pas.

MX», Juillet— Ln faiblesse est allée en nu£mcnloiif. UûtUHtéê géfiétale est la même; toutefois, la tèty el le tTOflc s inclinent.

de jdusenpius en avant et an outfe, U s f esl pfodttft etne sorte d'inclinaison latérale qui fait quo la moitié droite du corps précède, dans la marche, la moitié gauche.

NDICK.

Maintenant les lèvres sont presque tûujou: es Tune

à l'autre, la supérieure est ramassée, plissée ; quclquefr.j dire de La malade, elles seraient roides toutes les deux arcades dentaires ne sont pas pressées Tune contre l'outre. 11 semblerait que la malade rapproche les lèvres pour diminuer le tremblement du menton; malgré celle précaution, I sont animées de petits mouvements qui rappellent, comparaison de la malade, les mouvements des lèvres du lapin. Môme dans la bouche, la langue tremble ; allongée, elle tremble davantage.

Le tremblement de la tète se compose de secousses antéropostérieures, quelquefois latérales, d'une amplitude très-cir consente. Ainsi que cela a été dit dans le cours de la Leçon oscillations sont communiquées à la tète par le tronc. Quand la malade est assise, les jambes tremblent, les pieds frappent de petits coups rapides sur le parquet. En résumé, le tremblement a fait des progrès a la tête et aux membres infé rieurs, mais n'a guère changé aux membres supérieurs tons aussi que le besoin de déplacement, qui était peu a< en 1874 et ne uîir que durant le jour, est plus

marqué aujourd'hui et tourmente la malade non-seulement pendant la journée, mais encore pendant le séjour au lit. — Le sommeil est moins long qu'autrefois, — La malade se promène encore dans la salle el dans la cour de Finftrmerie.

1877. Juillet. — La maladie s'est notablement aggravée de* puis deux ans. — Uûttttu&ê générale de Gav... s'est ti née en ce sens que l'inclinaison de la tète sur 1 épaule gauche sV'si accusée davantage ainsi que la torsion et l'inclinaison du corps à droite, Les traits de la faee sont comme figés; les | pièrefl sont a demi-ouvertes, le regard iixe. Les lèvres, actuellement, sont écartées d'un demi centimètre, tremblantes» et laissent voir la langue qui est >e en mouvement* Le

cou est très-rigide; \w muscles trapèze, stemo-mastoïdien gauches sont fortement contractures. Toutefois la malade peut tourner la face vers la droite.

Les bras, toujours disposés en anse» sont rigides dans toutes leurs jointures ; la rigidité est plus marquée dans les coudes et plus a droite qu'à gauche. — Les phalangettes des 3* et l« doigta ont une tendance à se porter dans L'exteoi La malade parvient, mais avec une grande lenteur, à porter Tune et l'autre de ses mains à la face.

Lêê membres inférieurs ne présentent qu'une légère roideur;

PAHALTSIH AGITANTE,

aaa

îlle prédomine dans les articula tiong tibiô-tarslc tremblement est moins intense aux jambes qu'aux effet, il y a des instants où les pieds reposent tranc] mi*

sur le parquet.

Depuis tm an, Gav,. est incapable de marcher seule ; d ais un mois, elle ne peut, même aidée, aller à la salle h«..is; on est obligé de l'y porter sur un brancard. — La j qj%

et la rétropulsion paraissent avoir disparu ; mois il "fi-

cile d'affirmer le fait, au mr ,nû *w 1n *"«*™i»*-v . t m malade se retenant ou s'aftuisë *ut uès H a uu m o un peu par

i jupe.

Gov,, ne mange plus seule ; son sommeil est meilleur : elle s'endort avec quelque peine, mais une fois endormie elle ne se réveille qu'au bout de 5 a eures* La sensaliondù chaleur , le besoin de déplacement, — t 1fl nuit pour celui-ci — sont toujours aussi accusés qu'au* s, — Douleurs dans les jointures, qu'elle compare à des pn^res, plus intenses dans les

nudes, au niveau de la région occipitale, à la partie posté-

eure du cou et dans les reins : c'est à ces dernières que la malade attribue l'incurvation du tronc. — Les douleurs vives, qu'elle éprouvait en Wa dans les talons, ont disparu.

Les fonctions circulatoire, respiratoire, digestives, excepté une constipation opiniâtre, s'accomplissent régulièrement. — La température parait augmenter ; la température moyenne de 3 jours a été le matin de 37%6 ; le soir de 38°,1 . (B.)

APPENDICE

Du tremblement dans la maladie de Parkinson.

[Paralysie agitante)

M. Clirtmot a v omncrê une honîif* partie ilr» sa leçon du 19 novembre 1876 ft In paralysie agitante en I tou-

tefMsptus particulièrement sur différente pointa de llilsl do cette maladio.

Tout d'abord ^ M. Charcot sVst ftttaoUé à rnontror rai dénomination dé paraît/été agitante es! impropre, u «•il rtffht, singulier de donner le nom dejwtra/yjfe fecflofl dam lamelle, pendant longtemps, la force nu. lairo eet conservée. Le mot « pftralysle » outre qu'il » pas justifié, d encore l'inconvénient d'Inquiéter [es malade», de les conduire è s'imaginer qu'ils sont sous je coup , lésion organique gravée! menaçant l'intégrité des racultâi Intellectuel^

Ln (iiiaiiik'atîr « agitante » ajouté EU mot cpars n'est pas non plus absolumenl exact — au moi us appliqué a certaines Cormes, cependant très-accus a que !»•

tremblement y fasse défaut, et dont le diagnostic peul rigoureusement établi.

(los considérations ont amono M. Charroi à ] d'appeler cette affection : maladie de Parkinson^ du du médecin anglais qui, le premier, en 1817, a séri< attiré l'attontion sur elle.

On sait que IL Cbarcot s'est efforcé de séparer n mont la paralysie agitante d'une autre maladie, ttv santé, elle aussi, la sclérose en plaques. On connaît la cription minutieuse qu'il ena tracée et dont chaque ai

auditeurs, par ivxniwn direct dos malades, peuvent vérifier l'exactitude. Néanmoins, la conviction oesl pis Eaite, parait-il, dans tous los esprits et, en particulier, on ;« contesté los assortions de M. Charcot relatives aux tères du tremblement de la tète.

D'après M. Charcot, ie tremblement de la maladie de Parkinisuu débute le plus soui sut pur l'im ûvs membft

MALADTE DE PARKTNSON,

généralise ensuite peu & peu «tout en respectant cependant la tête (1). »

A un autre endroit do w* Leçons, M, Chnrcntre>Meque, dans la règle, la tête et le COU restent indemnes. [Loc. cit. l™ édition, p- 154),

Plus loin, enfin, lorsqu'il compare lo tremblement dan» olérose en plaques et dans la paralysie agitante, M. Charcot s'exprime ainsi à oe sujet à propos de d femmes atteintes < i * * paralysie agitants.

* Vous observerez, en outre, que che* elles la tête no prend pas part au tremblement on si elle parait agitée par «1rs oscillations, cellea-Ci lui sont évidemment communiquées; il s'agit là d'une transmission des secousses dont (es ibres et le torse sont le siège* L'absence du tremble* nient delà Utte me parait fttoe un fait à peu près général

dans la paralysie agitante. » (Loc, cii,, p. 203.) [/opinion deM.Charcot, on le voit, est exprimée d'une n formelle. Quelque* médecins ont contesté la rés lait *'\ ont avaubé que • les oscillations rhythmigueSy

lains cas de paralysie agitante. poHeni ègalei §Ur l'extrémité emphatique,* (Voir MùtW* Wiéd n m

Il faut «inii.- répéter que, dans la paralysie agitante, les

inuuvMiui'uls qui animenfi]iie!queroisla tête lui sont communiqués par le tronc. If. Chnreot compare éti phénomène de transmission à celui qu'éprouve le cavalier qui subit les mouvements que lui communique sa monta

!ir prouver que cette explication est vraie, M. Clim a et lîdée de fttfre disposer sur la tôte de ses malades perpendiculairement au front, une baguette terminée par un plumet : chacun des nts a pu constater enca

plusieurs sujets atteints de maladie de Parklnson que, quand les malades sont libres, lo plune en

mouvement. Mais si, ù l'aide d'un artifice quelconque, par exemple en élevant fortement le tronc et les bras, on arrête mouvements des membres supérieurs, on suspend du ae coup celui de la tête et les plumets deviennent Immobiles, il ressort de là bien évidemment que l'opinion par M. Charcotest rigoureusement exacte el que, dans la règle, la tête ne tremblé pas, du moins par ellemême.

(I) LtçQnt sut tes umtaditt du système Htrtsux, i rc illUOS, p lit

S'MCK.

Un autre point sur lequel M. Charcot a beaucoup insi c'est que le tremblement ne constitue pas un sympl nécessaire de la maladie de Parklnaon* ïl est, on eflbl une forme clr- cette maladie, forme fruste par exoelk pour employer Les expressions mêmes de M. Charcot, faquolif il- riviuijirinriitest si léger qu'il passe Inaperçu dos malades, ou n'apparaît qu'au bout de trois ou quatre dus, ou même ûrtt complètement do ta ut.

Dojà dans la première édition doses Leçons, M. Chai a parié de cette forme fruste- Il a rapporté sommairement l'histoire d'un malade de sa clientèle privée, et nous avons consigné dans une note l'observation d'une malade de service, à la Salpétrière, nommée OuilL.., et ches lam le tremblement n'avait paru que quatre ans ap du mal. M. Chaivot a rappolo oos laits et, de plus, il en a cité deui autres dont voici k* résumé.

Observation I. — Habitation humide; chagrins. — Névralgie frontale (?). — Faiblesse du pouce de la main gauche, puis dû la main droite. — Lenteur de la démarche. — A ttitude générale* — Aspect de la physionomie. — Propulsion. — Besoin de déplacement. — Sensation de chaleur. — Circonscription du tremblement qui a passé inaperçu du malade. — Caractères de l'écriture. (Obs> do M. Charcot.)

M. R..., associé d'une grande maison de tapisserie à Paris, âgé de 47 ans, s'est présenté dans mon cabinet en décembre! 86S.

Il m*a raconté que durant de longues années, il a demeuré habituellement, pondant toute la durée du jour, dans un bureau humide. Mais il insiste surtout, parmi les causes qui, dans son opinion, ont dû contribuer à développer la maladie dont il souffre, sur les grands tracas qu'il n'a cessé d'éprouver depuis qu'il est associé.

Il y a 4 ans, M. R... a souffert pendant 2 ou 3 mois d'une douleur de téta très-vive, siégeant sur le front du coté gauche et a îa racine du nez du même côté. Les douleurs, revenant par paroxysmes, s'accompagnaient souvent d'un*geur intense de Tœîl gauche. Elles se sont terminées, comme il le raconte, par un rhume de cerveau, occupant la narine gauche. Auparavant» il y a 12 ou 15 ans, iï avait éproi plusieurs reprises, des douleurs articulaires, qui n'ont jai

issez intenses, toutefois, pour constituer une véritable maladie.

C'est peu de temps après la cessation de la névralgie fron-

MAtADIE DK PABKINSON : TKEMLîLKMKM .

taie (?) que la maladie actuelle aurait dètmté. Le premier symptôme observé parait avoir été ce que M. R... appelle une faiblesse du pouce de la main gauche, IL s'en est aperçu en jouant aux cartes, Il éprouvait uue certaine difficulté à tenir son jeu de cette main, ; peu a peu la main, puis Ta vont-bras, et le membre tout en lier enfin sont devenus faibles. Jamais il n'a existe dans ces parties de fourmillements, d'eu m nn-nis, de douleurs d'aucun genre, Il n'y a jamais e plus, le malade rassure du moins, la moindre trace de tremblement. La main droite s'est prise plus tard de la même faroii ; alors M. R..* a commencé a ne plus pouvoir écrire que lentement, péniblement. Bien que récriture Suit restée régulière, les caractères tracés sont tellement petits, qu'il faut s'armer d'une loupe pour les lire distinctement. Les membres inférieurs se sont allaiblis eu dernier lieu.

Lors de l'entrée du malade dans mou cabinet, j'ai été frappé immédiatement de la lenteur de sa démarche et, en général, de tous ses mouvements. Son attitude et su physionomie preseniaient également quelque chose do tout à fait caractéristique. Il se tient, marche et s'assied tout d'une pièce; on le dirait empoté, soudé dans toutes les articulations. La tête est légèrement inclinée en avant ; il lui est impossible de la tourner vivement soit à droite, soit à gauche. Le regard est fixe, les traits sans mobilité : Ils expriment, à un certain I gré, la stupeur et la tristesse. M. K... ne peut qu'a grand'peino faite une grimace. Le visage offre une pâleur singulière ; on le dirait recouvert d'un masque. — Le débit est particulièrement lent: chaque parole coûte un effort, la moindre conversation produit de la fatigue. Du reste, pas traces d'embarras dans l'articulation des mots.

M. R... marche le uorps incline en avant; il progresse a petits pas ; les membres inférieurs, et les supérieurs, eux aussi, sont rigides, derai-fléchis. Il ressent parfois une certaine tendance à la propulsion, c'est-a-dire qu'il se voit obligé de marcher plus vite qu/il ne le voudrait»

Il éprouve un incessant besoin de changer de place ; quand il est assis il désire se lever et, à peine levé, il voudrait s'asseoir. En un mot, comme il dit : il ne se trouve bien nulle part. Cela est surtout marqué la nuit, au lit : les membres ont à peine pris une attitude qui parait favorable au repos qu'il la faut changer, en raison du senliment de fatigue douloureux dont ils deviennent bientôt le siège.

D'ailleurs, à part celte sensation de fatigue, de pesanteur qui existe dans les membres pour ainsi dire d'une façon per-

APPENDICE

mauente à un certain de^rc, on ne cowttlo ctas M. R... aueun trouble de la sensibilité : pas d'anesthôsie, pasdh\

il h nient do temps à autre, principalement la nuit, un setiLiniejit du chaleur qui le porte à se découvrir. Il l» roi in h, di t mis quelque* mois, un ara

prononcé, mais on n'observ phie

pnrlielle. Aucun désordre à noter, du reste, dans la 6 uéralr.

Tendant le temps que j'examinais M. R..., je inaperçu que, par instants, sa main gauche, abandonnée sur le genou correspondant, était agitée par un léger tremblement. Je 1. Il- observer. Il en parut fort élouné, et m'a&SUra, undéplus, qu'il n'avait jamais remarqué dans aucune i de Mi corps la moindre trace de tremblement. « Tout< maladie, ajoutait -il, me parait consister en ce que ma vol d'ailleurs ïrue par le passé» n'est pm>

par le» muscles qui ne répondent que lentement et tar< ment. »

Je me suis assuré que La main gauche était la seule pa qui présentait le tremblement en question, .le priai M* EL ptendre la plume delà maiu droite el d'écrire queiqu Il traça lentement, mais dune main ferme, des i goliarii tellement lins a la vérité que, ainsi que J< pins haut, on peut a peine les déchiffrera l'œil nu.

Les mains ne présentent pas de déformation pem mais lesdoi-ls prennent facilement et sans que le malade ru ait conscience l'attitude particulière qu'ils offrent lorsqu'on lient une plume a écrire

À une époque où, rhézil. H..., tous les autre afiàigoll par M, Charcot a la paralysie agitante étaient présents et avaient acquis une intensité déjà considéra] seul U* tremblement — que quelques auteurs considérer comme un irait essentiel a la maladie, i P'iurle moins à poing accusé puisqu'il avait échappé malade lui-même. De plus, il était de date récente maladie existait — avec tons «es antres sj*inpt«)i depuis quatre années à l'époque où le tremblement pour la première l'ois remarqué. Le second l'ail net pas moins démonstratif.

Page 1