‹ Leçons sur les maladies du système nerveux v. 1, 1877Chapitre 44 sur 162 · DÉCUBITUS DANS LES LÉSIONS DU CERVEAU · texte numérisé non relu

DÉCUBITUS DANS LES LÉSIONS DU CERVEAU

taque, rarement plus tôt, quelquefois plus tard. Il affecte bailleurs nu siège tout particulier* Ce n'est pas à la région icrée, ainsi que cela a lieu si communément dans les cas l'affection spinale, qu'il se développe, non plus que sur un point quelconque des parties médianes, mais bien vers le

Fig. 3, — Eichar* it ta feue du coté par aimé, dont un cas d'hémiplégie consécutive à Vhemorrhayte, — a t Parua morutiéc, — t Zone èrythémiteatt.

centre de la répïon fessïére, et, le plus souvent, s'il s'agit d'une lésion unilatérale du cerveau, exclusivement du côté correspondant à l'hémiplégie {Fig. 3).

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môme i gauche où le foyer d'encéphalite est de beaucoup plus étendu qu'à droite dans toutes Jes directions* — Les couches optiques et les corps striés sont parfaitement indemnes. Au voisinage des parties ramollies du cerveau, la dure-mère est recouverte d'une néo-membrane fihrineuse et purulente par places. — Le crène est fracturé en plusieurs points, au voisinage des o rinces qui ont donné passage au projectile.

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Le lendemain ou le surlendemain l'éruption bultetfee, puis la tache ecchymotique, apparaissent sur la partie centrale de la plaque érythémateuse, c'est-&-dirt à 4 ou 5 centimètres environ en dehors du sillon interfessier, et à 3 ou 4 centimètres au-dessous d'une ligne active qui partirait de l'extrémité supérieure de ce sillon en suivant un trajet perpendiculaire à sa direction. Enfin, la mortification du derme se produit sur ce même point, et elle s'étend rapidement en largeur, si les jours du malade se prolongent; mais il estasses rare, en somme, que le décubitus aigu des apoplectiques parvienne jusqu'à Feschare confirmée.

Il est peu commun également de voir, en outre de l'éruption fessière, des bulles ou des vésicules se développer au talon, à la face interne du genou et, en un mot, sur les divers points dû membre inférieur paralysé qui peuvent être soumis à une légère pression.

Je ne dois pas omettre de vous faire remarquer, chemin faisant, que, d'après mes observations, cette affection de la peau ne se montre que fort exceptionnellement dans les cas qui doivent se terminer d'une manière favorable ; son apparition constitue, par conséquent, un signe du plus fâcheux augure ; c'est, on peut le dire* le decubitus ominosus par excellence. Ce signe, je le repète, ne trompe guère, et comme il est possible d'en constater l'existence dès les premiers jours, il acquiert par là, on le comprend, une grande valeur dans les cas douteux. L'abaissement très-marqué de la température centrale au-dessous du taux normal, constaté au début de l'attaque, à l'aide de l'exploration thermométrique, est à ma connaissance, le seul signe qui, dans les cas d'hémiplégie à invasion brusque, puisse, au point de vue du pronostic, rivaliser avec le précédent.

Les circonstances dans lesquelles se développe le décubitus aigu des apoplectiques ne permet évidemment pas de faire intervenir, Comme élément unique, l'influence de la pression exercée sur les parties où il se manifeste. La pression, en effet, est égale pour les deux fesses, et l'éruption,

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ûohS ï*AVOns vu, se produit exclusivement, ou du moins prédomine toujours sur la fesse du côté paralysé. Maintes fois, j'ai eu soin de foire reposer les malades sur le oôté non paralysé, pendant la plus grande partie du jour, et cette précaution n'a d'aucune façon modifié la production dé Teschare. D'ailleurs, quelle peut être, en pareil cas, l'influence d'une pression qui ne s'exerce que depuis deux ou trois jours? On ne saurait, non plus, invoquer le contact irritant des urines. Dans plusieurs cas, j'ai fait recueillir ce liquide heure par heure, nuit et jour, à l'aide de la sonde, pendant tout le temps de la maladie, de manière à éviter, autant qtte possible, l'irritation de la peau du siège, et malgré tout, l'eschare s'est produite, suivant les règles indiquées.

Quelle peut être la cause organique de cette singulière lésion trophique? J'ai cru pendant longtemps que cette lésion devait être considérée comme un des effets de l'hypérémie neuropaïalytique, laquelle se révèle toujours, vous le savez, d'une façon plus ou moins accusée* sur les membres frappés d'hémiplégie de cause cérébrale, par une élévation relative de la température. Mais cette hypothèse est, ainsi que nous le verrons, passible d'une foule d'objections. Les faits qui seront exposés plus loin rendent plus vraisemblable qu'il faut invoquer ici l'irritation de certaines régions de l'encéphale, qui auraient, dans l'état normal, une action plus ou moins directe sur la nutrition de divers points du tégument externe.

B. Du décubitus aigu de cause spinale. Lorsque le décubitus aigu se produit sous l'influence d'une lésion de la moelle épinière, il se manifeste dans la très-grande majorité des cas, à la région sacrée — par conséquent au-dessus et en dedans du siège de prédilection des eschares de causse cérébrale : là, il occupe la ligne médiane et s'étend aux parties voisines, symétriquement, de chaque côté. [Fig. 4). Il peut se faire toutefois qu'un seul côté soit affecté, dans

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