CRISES GASTRIQUES
encore votre attention et où le dtfbut se trouve masqua par une affection qui, le plus souvent, est considérée «"onime accidentelle, étrangère à la maladie principale, bien qtCen réalité elle s'y rattache, suivant moi, au contraire, intimemï'iit par un Jien non reconnu jusqu'ici. Je lais allusion à des crises gastriques ou gastralgiq-ucs^ comme vous voudrez les appeler, lesquelles sont parfois intenses, aeeompagnëee de lypothymies, de vomissements répôl Elles ont plusieurs lois ouvert la scène et bientôt les symptômes habituels àé la sclérose multiloculaire leur <»nt succtW; il n'est pas rare d'ailleurs de les voir reparaître à plusieurs reprises et s'entremêler arec oes Bymptâmei pendant les premiers temps de la maladie. Dangenre, une observation publiée par M. Liouville (1) et le cas rapporté par IL Zenker sont de bons exemples à citer; ces accidents sont d'autant plus dignes d'être reniai^ que nous les retrouverons, à peu près avec les mêmes caractères, dans d'autres formes de sclérose de la moelle épinière et en particulier dans la sclérose fosciculée postérieure (ataxie locomotrice), principalement dans la phase initiale de cette affection. Les cris. ■•> gastriques coïncidant ou alternant avec les douleurs fulgurantes des membres, peuvent être, en pareil cas, avec la diplopie, et peut-être un peu de titubât inn l«s yeux étant fermés, les seuls symptômes actuels de la maladie en question, dont le véritable carat A est alors trop souvent méconnu (2). Ces mêmes crises gastriques se rencontrent, ainsi que nous l'avons observé, mon ami M. Ducuenne (de Boulogne) et moi, dans la foi 'I'" myélite centrale subal guë ou chronique qui produit h*s symptômes de la paralysie générale spinale. Mais je ne veux pas m arrêter plus longuement sur ce sujet que je
(i) Mémoire* de la Société- de Biologie* 5° série, t. I» p. Î07. Paris, 1870.
(2) Voir ce que M. Charcot a dit à ce sujet dans ses leçons fuîtes à le
Salpétrière eu 1SG8. (Dubois. — Etude sur quelque* point* de lafaxie loco-
-'. Paris, 1868, Des crises gastriques, p. 56, — Leçon* surit* anomalie*
de Vataxit locomotrice , 187a. Leçon II, p. 32.)
SHCOXDE ET TROISIÈME PÉRIODES, fui
Dompte reprendre bientôt en lui donnant tous les développements qu'il comporte.
Deuxième période. — En général, dès la fin de la première période, la sclérose multiloculaire se présente déjà douée de la plupart des symptômes qui la caractérisent. Ces symptômes s'aggravent et se prononcent encore pendant la seconde, et il s'y surajoute la contracture spasmodique des membres, avec ou sans accompagnement dV'pilepsie spinale, par suite do quoi les malades qui, jusque-là, avaient encore pu marcher, tant bien que mal, se trouvent désormais réduits à Fini puissance à peu près absolue et confinés définitivement h la chambre ou même au Lit. La contracture qui signale le début de cette période est un phénomène presque toujours très-tardif; il ne se montre guère, le plus souvent, que deux, quatre, six ans môme après l'apparition des premiers accidents de la sclérose multiloculaire.
Troisième période. — Le commencement de cette dernière période est marqué, ainsi que je vous l'annonçais, par l'affaiblissement progressif des fonctions organiques; l'inappétence devient habituelle, la diarrhée fréquente et bientôt survient un amaigrissement général qui se prononce de plus en plus (1). — En même temps se dessine une
(l) C'est surtout à cette période de la maladie que Ton peut voir survenir des accidents susceptibles, peut-être, d'être rangés parmi les troubles trophiques. Te!s sont : 1° Un ramollissement des vertèbres, des trochanters, de la tête du tibia, des os du tarse, etc. (Bourneville et Guérard, loc. cit., cas du docteur Pennock, p. 83); — 2° Uue cyphose et une scoliose à droite,
PARALYSIE BULBAIRE,
aggravation de tous les symptômes propres à la maladie; robnubîlation de l'intelligence va jusqu'à!:! barras de la parole est porté à son comble et le malade ne s'exprime plus que par an grognement inintelligible. — Puis phinctera se paralysent et il n'est pas rare de voir la muqueuse delà vessie devenir Le siège d'une inflammation ulcéreuse. C*eâl alors çue se montrent, à la ré et sur tous les points des membres Inférieurs Boilttri pnssion prolongée, des eschares qui prennent par proportions énormes et consécutivement toute la t àccideûtâ qui se rattachent à cette complication, tels que; fusées purulentes, intoxication purulente ou putride, 0t6. La mort ne tarde p;>
Le plus souvent la vie est encore abrégée par Vinten tion ilo quelque maladie intermittente : la pneumonie, M pbtliisie i , la dyssenterie, peuvent ôtre comp
parmi les plus fréquentes de ces affections terminales (1),
J'ai réserve, pour la mentionner d'une manière toute iale, l'apparition de quelques symptômes de paralysie butbattêi parce qu'ils peuvent, en s'aggravant brusquement, précipiter le cours des événements et amener la terminaison fotale, avant môme çue les phénomènes de la dejv Bière période se soient manifestée. En môme temps que la parole devient de plus en pins difficile, il bq produit en : mier lieu un embarras de la déglutition qui, transit d'abord, devient btenttt permanent. Puis se montrent de tempe à autre des acres de dyspnée plus ou moitu
signalée dans un cas de Friêdereich (B. et G., foc. cit., p. 21 ;i° Un
épanchement de liquide dans les deux articulations fémoro-libitiles (Obs. 11. Malherbe) (Bd-
(ij Dans les cas qui ont été* publiés dans ces derniers temps, no* trouvons le plus souvent les affections terminales indiquées par M. Charcot. ort de la statistique que nous avons dressée que les maladies pulmonaires (pneumonie, pleurésie purulente, tubercules) remportent de beaucoup sur les autres. Nous devons encore signaler le dfeubitu* aigu t h pyflo-cy$ti($ (un cas), Vmiim* de la ûhtu{un cas) (B,),