‹ Lecons sur les maladies mentales (volume 2)Chapitre 17 sur 201 · ÉPOQUE CONTEMPORAINE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE CONTEMPORAINE

que cette manière de voir aurait été radicalement opposée aux principes généraux, qui les ont toujours portés à subordonner, dans leur système, les phénomènes physiques aux troubles de l'intelligence et du sentiment.

Sans doute, il serait profondément injuste de reprocher à ces grands hommes de n'avoir point fait ce que nul à leur époque ne pouvait faire : ils ont largement profité des connaissances acquises, ils les ont libéralement augmentées, ils en ont tiré les conclusions qu'il était alors possible d'en tirer. Ils étaient de leur temps; nous ne serions plus du noire si nous pensions absolument comme eux. Pourquoi se dissimuler les imperfections de leur œuvre? elle suffît amplement à leur gloire et à la gloire de notre pays.

Si j'ai cherché, messieurs, à mettre en lumière le côté faible de la théorie classique, ce n'est point, à coup sûr, pour vous en proposer une autre. Nous vivons aune époque de transition, oii nul ne saurait tenter une semblable entreprise sans s'exposera une défaite certaine; mais, en vous montrant le travail qui s'est opéré depuis un demi-siècle en psychiatrie, je suis resté fidèle à mon rôle d'historien, et j'ai cherché à vous rendre, dans une rapide esquisse, la physionomie du temps où nous vivons. On peut en tracer rapidement les contours.

Un de ces courants irrésistibles, qu'il est impossible de remonter, nous porte à chercher partout les lésions physiques, les causes matérielles de l'aliénation mentale. Sans doute, on ne fait pas deux fois en un siècle une découverte comme celle de la paralysie générale; mais on s'efforce de plus en plus de restreindre le champ de la folie sans lésions, et on y réussit incontestablement dans .:ne certaine mesure.

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