‹ Lecons sur les maladies mentalesChapitre 150 sur 283 · DIX-NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME LEÇON

DIAGNOSTIC ûli LA FOLIli.

SouMAinE. - Difficultés du diagnostic. - Résistances de l'entourage. — Moyens d'investigation. — Interrogatoire du malade. - Utilité délaisser parler le sujet. - Ordre ?i suivre dans l'examen des idées. Examen des écrits. - Exploration physique. - Figure. - Attitude. - Cortiraémoratifs. — Détermination de la forme du délire. — Diagnostic diCférentiel de la folie et do quelques maladies avec délire. Folio simulée. — Sa rarolé dans les asiles et dans la clientèle privée. - ^Motifs qui peuvent pousser h simuler la folie. — Grime. — Examen de l'acte en lui-même. - Ses caractères. - IMotif du crime. - Date du début da la folie. - Intérêt que le sujet peut avoir à simuler la folie. - Examen direct du malade. - Ruses à employer dans certains cas. - Emploi des anestliésiques.

Messieurs,

Je me propose aujourd'hui d'étudier avec vous le diagnostic de l'aliénation mentale, en me plaçant exclusivement sur le terrain de la clinique et de la pratique. Destinée à ' vous tracer la voie dans les exercices pratiques auxquels je vous ai conviés, cette leçon doit vous indiquer les principes sur lesquels repose l'interrogatoire des aliénés, les difficultés qu'on rencontre à chaque pas et les moyens de les surmonter.

Les conditions dans lesquelles le médecin se trouve placé lorsque, pour la première fois, il est mis en présence d'un '">ene, sont entièrement différentes de celles qu'on rencontre dans la pratique ordinaire. Appelés au lit d'un maaae, nous ne trouvons autour de nous que des dispositions ^'cnvoiliantes ; tout concourt ù favoriser nos efforts ; le sun lui-même désire ardemment la guérison, les parents,

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les amis s'empressent de nous foui-nir tous les renseignements qui peuvent éclairer notre jugement; et si desobstades de nature physique viennent souvent obscurcir le diagnostic, ils sont liés à la nature même de 1 affection et ne résultent nullement d'une résistance volontaire.

Il en est bien autrement pour l'aliéniste chargé de interrogatoire d'un fou. Non seulement le sujet se refuse rop souvent k seconder ses recherches, mais la famille eUemême lui oppose bien des fois une résistance imprévue oin de l'éclairer, on cherche souvent à le tromper pa de faux renseignements ; une fausse pudeur V^^^^ à dissimuler, à atténuer, je dirai presque a 3-'^" * '

leurs proches ; enfin, les circcnstances concourent elles-mêmes, dans bien des cas, a déjouer la DersDicacité de l'observateur.

' sans doute, il est des tous dont le délire saute aux yeu un maniaque en état de fureur, un mélancolique en état d Leur, pourraient être jugés sans effort par tout hom™ tZé aux premiers éléments de la pathologie mentale^^Ma. il est un gxand nombre de cas, et ce sont souven 1 s plus 1 ressauts et les plus graves, oh les Çaract.re^ e a ladie sont loin de s'offrir d'eux-mêmes a » - observation^ et c'est seulement grice à une longue habitude, g.àce a « tact spécial que la pratique seule peut nous tair acq^^r , que nousparvenonsàdémêlerla vérité parmi tant decauses

ïeTd'ailleurs une opinion erronée, fort répandue pam» le, -ens du monde, et qui nuit singulièrement au médecm dlfrLrcice de ses fonctions : elle consiste à croire u homme de bon sens peut fo™uler un lagn^s^^ distinguer un aliéné d'un homme ^am d spn aP* q ^ ques instants de conversation. Bien n est plus contr

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