DU PRONOSTIC DE L\ FOLIE EN GÉNÉHAL
.ions, les paralysies, ont toujours une signification fâ- cheuse, et relèvent le plus souvent d'une lésion organique.
L'anesthésie cutanée, l'indifférence à la douleur, a la chaleur et au froid, sont aussi d'un fâcheux augure, sauf dans les périodes aiguës de la maladie, où on les rencontre très souvent.
La catalepsie, les contractures, fort communes dans les maladies mentales, n'ont pas en général un poids aussi
grave. . , . .
Il existe une catégorie de troubles physiques qu. dowei t taire redouter l'apparition de la démence. Une altitude extérieure vicieuse, rabaissement de la tête sur la poitrm l'expression niaise de la physionomie et surtout a chute de'la mâchoire intérieure et l'écoulement de la sahve sont des signes précurseurs de l'anéantissement des taculte» intellectuelles. On peut en dire autant du reUchement musculaire et surtout delà paralysie des sphincters.
Enfin, rien n'est plus grave que l'amélioration générale de l'organisme, le retour de l'appétit et l'embonpoint, sans une amélioration correspondante au point de vue mental , c'est là presque toujours le vestibule de la démence
Mais, d'un autre côté, il n'est point de guéris n so id sans une amélioration physique évidente. Quand le ma ad revient à la raison sans retrouver la santé, il reste exposé à des rechutes continuelles.
Nous sommes ainsi naturellement amené à parler de
question des récidives.
9. Récidives. - On admet en général, en F™"»;dans une proportion de 25 pour 100, soit ^ nés guéris sont frappés de nouveau (1). Le malade
(,) La slalislina» de Max lacobi, ,»i ci.bra,se une période d«
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d'autant plus sujet aux récidives que sa maladie était plus
intimement lice à sa conformation intellectuelle et cérébrale.
C'est ce qu'on observe, par exemple, chez les héréditaires et
les épileptiques.
Le malade sera d'autant moins sujet aux rechutes que
la folie reconnaîtra pour cause des affections aiguës, telles
que la fièvre typhoïde et la pneumonie. Il est à peine nécessaire de faire remarquer que, soumis
à l'action des mêmes causes (alcoolisme, excès de travail,
abus sexuels), le sujet aura toutes chances de retomber dans la folie, et que, soustrait aux causes premières de sa maladie, il aura des chances bien plus nombreuses en sa faveur.
Enfin, il est des individus qui, en dehors de toute cause connue, sont particulièrement exposés au retour des troubles intellectuels dont ils ont souffert une première fois. Il est donc de la plus haute importance de savoir si lé malade entre pour la première fois dans un établissement d'aliénés, ou s'il a été déjà traité à plusieurs reprises difî-érentes.
Telles sont, messieurs, les règles générales qui pourront vous guider dans l'appréciation du pronostic. Vous devrez les corroborer et les compléter par votre expérience personnelle. Laisse2-moi seulement vous dire qu'il ne faut pas trop facilement vous laisser aller à formuler un verdict dmcurabihté, et cela pour deux raisons : d'abord parce que a clinique nous réserve à cet égard bien des surprises nattendues ; ensuite parce que le médecin, lorsqu'une fois
ésistible à ne plus s'occuper de lui et à l'abandonner sans aucun traitement.