PERS15C0T|5S AMBITIEUX
par l'avocat Sandoii qui mourut, comme on le sait, avec sept foyers hémorragiques dans Jo cerveau. Il était donc atteint manifestement d'une lésion organique des centres idéateurs, et pourtant il ne manquait ni de logique, ni d'imagination, ni d'éloquence; il lui fut enfin donné d'exercer une grande influence sur son époque, influence dont nous ressentons encore les effets, môme au point de vue législatif.
En somme, le persécuté ambitieux est surtout un ma. lade en état de surexcitation, dont l'intelligence est souvent plus active que chez les autres, et qui présente à un degré plus élevé que les autres les caractères typiques de la maladie. Aussi est-ce surtout chez les sujets de ce genre que se vecmtenl les persécuteurs, dont j'aurai à vous entretenir dans la conférence prochaine.
Mais ici se présente une question capitale, qu'il est impossible de laisser sans réponse.
Beaucoup de persécutés deviennent ambitieux, mais tous les persécutés sont-ils fatalement destinés à le devenir ?
Jusqu'à une époque récente, les aliénistes auraient tous répondu par la négative; mais on sait avec quelle ardeur 1 affirmative a été soutenue, il y a quelque temps, par M. Magnan et ses élèves (i).
Sous le nom singulièrement impropre de déiire chronique, on a décrit une maladie mentale caractérisée par quatre phases successives, qui se suivraient dans un ordre invariable et toujours le même : la période d'invasion, la période de persécution, la période d'ambition, et enfin la période de démence. Le point cardinal de cette concep-
(1) Gérente, Délire chronique. Tlièsc de Paris, 1883.
^QO DES Dlîl-IRES SYSÏ1ÎM\Ï1SKS.
lion, en-onée à notre avis, cesl l'affirmation dogmalique que ces quatre stades se suivent fatalement dans un ordre ■ régulier, et que le troisième stade succède mvanablement au second. C'est ce point spécial que je vous demande la permission de discuter. Il vient d alimenter de longues controverses ; il est donc impossible de passer la
question sous silence. ,
L'expérience de tous les jours nous apprend qu ,1 est de vieux persécutés qui meurent dans l'impemtence linale après avoir passé dans un délire stéréotypé dix, qu.nze ou ntt ans de leur existence, sans jamais passer par la phase ambitieuse; d'autres tombent de la persécution dans la tence,s:ns traverser aucune -^^^'^^'^^^l^^' loMque. Nous ajouterons que la grande majonte des perse cutfe appartie ment k ce type primitif, et ne presen e am is didées de grandeur. Une statistique, relevée a la cCtaue parM. le docteur Pichon, établit une propor- „' deux ambitieux sur neuf persécutés. Ma.s^une ^ "stion semblable ne peut être résolue que par des re- I les étendues et prolongées, et doit reposer sur une "que internationale. C'est là, sans doute, un des er:i„t nous aurons . remercier le c.assemen^^st^ - ,mne récemment adopté au. congrès de Pans, et qui pe Xrde résumer, dans des tableaux réguliers, les taiU
Xt:::^^^^--- eu avant un argument ,„!r rms singulier. La durée de ,a -n ^ba^^^^^^^^ l persécution est — ^^^^^ rr™-e'Xdoit longtemp ^ " J^. ^ , d'affirmer
r dèv u n: ™bitieux. Mais co.-
rnrtpr;:ur:tt^^^