‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 115 sur 207 · DIX-NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME LEÇON

DE LA PNEUMONIE

Messieurs,

Si la démonstration de l'immense service que nous ont rendu les découvertes microbiologiques avait besoin d’être faite, nous la trouverions absolument décisive dans l’étude de la pneumonie. Votre éducation médicale a commencé à une époque où la notion des causes morbides commençait à être connue. Vous n’avez donc pas eu à encombrer votre mémoire de tous les noms donnés aux diverses espèces de pneumonies admises autrefois. Quand vous lirez les auteurs qui datent de vingt ou trente ans, vous serez surpris de ce véritable débordement des espèces de pneumonies et de la terminologie adoptée pour désigner chacune d’elles. Pneumonie catarrhale, fibrineuse, croupale, hypostatique, embolique, caséeuse, gangréneuse, j’en passe et beaucoup. Voilà pour celles que l’on prétendait définir au nom de l’anatomie pathologique. Les cliniciens ne voulaient pas rester en arrière et, pris à leur tour de ce vertige dénominatif, ils admettaient des pneumonies typhoïdes, morbilleuses, rhumatismales, érysipélateuses, etc. Est-il possible, je vous le demande, d’être plongé au milieu d’une confusion plus grande? Grâce aux découvertes modernes, on peut dire

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