‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 136 sur 207 · NATURE DU RHUMATISME · texte numérisé non relu

NATURE DU RHUMATISME

diant les endocardites infectieuses. Toutes reconnaissent pour cause un transfert de micro-organismes dans les cavités du cœur, en un certain point de la séreuse de revêtement; dans toutes ces endocardites, le microbe a pu êlre démontré, il n’y aurait que le rhumatisme qui ferait exception à cette loi. A coup sûr, la chose est rigoureusement possible, mais quand on connaît les processus morbides habituels, il est bien difficile d’admettre une telle exception.

Mais voici un fait peut-être plus significatif encore ; vous savez qu’il n’y a pas qu’une seule espèce de rhumatisme, vous n’ignorez pas combien il est des manifestations arthritiques diverses, qui présentant le même siège, les mêmes lésions et les mêmes symptômes que l’arthrite rhumatismale, ont dû être rangées dans la classe des rhumatismes, au grand détriment de l’idée d’unité qu’on pourrait se faire de la maladie. Le regretté professeur Lorain avait créé, au nom de l’observation clinique la plus rigoureuse, un rhumatisme lié à une évolution morbide quelconque du côté des organes génitaux, et pour cette raison, il l’avait appelé le rhumatisme génital. Ce rhumatisme, d’après Lorain, pouvait se montrer aussi bien après ou pendant la plus simple et la plus bénigne de toutes les chaude-pisse, qu’au milieu du terrible drame de la septicémie puerpérale.

Or toutes ces manifestations rhumatismales d’origine génitale, si difficiles à concevoir d’après l’ancienne théorie du rhumatisme, si simples à comprendre depuis que la notion exacte des maladies infectieuses nous est connue, sont toujours sous la dépendance d’un élément parasitaire. Et cependant il y a une identité absolue entre leurs manifestations, leurs symptômes, leurs conséquences. Analogie absolue entre ces rhumatismes produits par une prolifération microbienne et le rhumatisme ordi-

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