FURONCLE
vous paraîtra au moins très probable. Ce n’est pas tout, d’autres faits, encore rares à la vérité, mais dont l’authenticité ne saurait être mise en doute, nous démontrent la contagiosité du rhumatisme. Pocher et SchœfTer ont cité des cas de transmission du rhumatisme de la mère au fœtus qu’elle porte. Des nouveau-nés, venant au monde avec des fluxions articulaires datant de plusieurs semaines, sur la nature rhumatismale desquelles il ne saurait subsister le moindre doute. Voilà, je crois, un ensemble de preuves, dont aucune prise isolément n’est de nature à entraîner la conviction, mais qui, réunies en faisceau, constituent une présomption assez forte pour être qualifiée de quasi-certitude. Cependant nous ne devons pas nous contenter de semblables preuves, qu’on pourrait qualifier de par à peu près. Quelque juste que paraisse une déduction logique de faits bien observés, nous ne devons la tenir pour vraie, dit Cl. Bernard, que si elle est expérimentalement démontrée. Le rhumatisme infectieux n’a pas encore cette sanction et nous devons attendre encore.
La peau peut être le siège de manifestations bactériennes diverses, les unes très fréquentes et d’ordre vulgaire, les autres beaucoup plus rares, surtout dans notre pays. Vous savez déjà que deux des affections les plus communes, d’ordre parasitaire, sont les furoncles et les anthrax, et vous savez aussi que, absolument comme toutes les suppurations, ces deux maladies sont dues à l’action d’une bactérie pyogène. C’est en effet le staphylococcies aurcus qui les détermine dans l’immense majorité des cas, la preuve directe en a été fournie par Garré qui, en frottant la peau de son bras avec lacullure pure du staphylococcies p yogene.s, détermina en cet endroit la formation d’un vaste anthrax. Je vous ai indiqué la façon dont procède ce microbe, pour arriver à produire la