FURONCLE
suppuration, je n’ai pas à y revenir, pas plus que je n’ai à insister sur les symptômes des furoncles et desanthrax, symptômes qui sont fournis par la constitution anatomique du lieu où ils se développent, par la texture du tissu cellulaire sous-cutané, et par les propriétés physiques de ses parties constitutives. Je veux seulement appeler votre attention sur deux faits, le premier est celui de l’apparition continue et dans tous les cas fort tenace et fort incommode, d’une succession indéfinie de furoncles sur le même individu. Cet état est connu depuis fort longtemps sous le nom de diathèse furonculeuse, et je vous fais remarquer encore un coup la pauvreté de ce mot. Essayons d'examiner quelles explications on en a fourni. Pour certains auteurs, c’est par l’extérieur que se fait la contamination, le furonculeux se trouvant constamment au contact de germes pyogènes sans s'en douter. Pour d’autres, les germes se trouveraient dans l’organisme et viendraient manifester leur action, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, leur évolution étant déterminée par un état encore inconnu de la peau, prédisposition due à un état général créé selon toute apparence par une altération dans la composition chimique de quelques sécrétions cutanées.
Quand nous avons traité de la suppuration, je vous ai dit comment il se pouvait faire que les microbes pyogènes passent de la surface cutanée vers les parties profondes, si celles-ci viennent à être modifiées par un traumatisme ou par une autre cause.
La lumière n’est pas encore faite sur ce point et les voies de cheminement du microbe vers les parties profondes sont encore loin d’être connues. Cependant, je dois dire que cette conception, qui consiste à envisager le phénomène de la généralisation microbienne des parties périphériques vers les profondeurs de l'organisme, paraît la plus probable, étant donnés les succès que l’on