‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 140 sur 207 · BOUTON DE BISKRA · texte numérisé non relu

BOUTON DE BISKRA

obtient en instituant une thérapeutique consistant à administrer à l’intérieur des substances antiseptiques. Le second fait dont je voulais vous parler se relie sous certains rapports au premier ; il est de commune observation que les éruptions d’anthrax et de furoncles sont surtout fréquentes chez les diabétiques, en vertu, probablement, de ce que je viens de vous dire, savoir qu’il est nécessaire, pour assister à une succession pareille de furoncles et d’anthrax, qu’une modification ait lieu dans Ja peau, et tout le monde sait combien le diabète modifie toujours la surface cutanée. Les modifications qui sont la conséquence de la glycosurie aboutissent toutes à un affaiblissement de la vitalité par ralentissement de la nutrition. 11 est très probable (pie c’est ce défaut de résistance des éléments anatomiques qui suffit pour que les microbes pyogènes, qu’ils viennent de l’intérieur ou de l’extérieur, se développent et déterminent une formation d’anthrax multiples. On a, du reste, essayé de vérifier expérimentalement le fait, en ajoutant une solution de glycose aux milieux dans lesquels on cultive des microbes pyogènes, et on n’a remarqué aucune différence dans l'énergie de pullulation des bactéries. Mais je n’ai pas besoin de vous faire remarquer combien cette expérience est peu démonstrative; rien ne prouve qu’un milieu où on ajoute du sucre devienne plus favorable au développement des bactéries ; tout prouve, au contraire, qu’un sang riche en matières sucrées est inhabile à entretenir convenablement la vie des éléments anatomiques qu’il baigne. Par conséquent, la vie de ceux-ci périclite, et ils ne sauraient dès lors opposer une résistance comparable à celle qu’ils opposent quand ils sont parfaitement sains et bien nourris.

Dans les pays chauds, on observe assez fréquemment une maladie de la peau, que nous ne voyons jamais

CABADE

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