CULTURES
dant l’en distinguer facilement et surtout l'isoler par les cultures, comme l’a fait Fehleisen. C’est une sphéro-bactérie très petite, d’un diamètre de 0.3 [*; quelquefois isolée, plus souvent réunie par deux, mais presque toujours agencée en chaînette de longueur variable, d'où son nom : le streptococcus erysipelatus. C’est dans les coupes de la peau qu’ils sont très évidents, surtout si on prend cette peau aux endroits que nous désignerons tout à l’heure. Fehleisen a cultivé ce microbe dans la gélatine pure, qu’il ensemençait en la mettant au contact d’un fragment de peau érysipélateuse, et il a vu, au bout de peu de jours, naître des multitudes de colonies, qui 11e liquéfiaient pas le milieu. Depuis, on l’a cultivé sur la gélose, sur le sérum sanguin, avec le même succès. Quant aux cultures sur pomme de terre, elles n’ont donné à Gaffky que des résultats douteux. Il n’en est pas de même des ensemencements de bouillon neutre dans lequel, à une température de 36 degrés, le microbe se reproduit promptement en longues chaînettes très caractéristiques.
La présence fréquente dans les cultures du staphylococcus aureus peut être une source d’erreur; il est en effet difficile de distinguer ces deux micro-organismes, surtout à l’état d’élément, et si l’un a perdu son agglomération en grappe, l’autre son arrangement en chaînette. Les cultures pures se distinguent facilement par la couleur jaune orange qui caractérise celles du staphylococcies aureus. Dans les autres cas où il peut y avoir doute, l’inoculation seule donne, par ses effets, la notion exacte du genre observé. La confusion entre ces deux microbes est très difficile à éviter, lorsque le milieu a été ensemencé avec/les produits provenant d’érysipèle phlegmoneux. Mais quand on est parvenu à obtenir une culture bien pure, comme celle que nous aurons à examiner tout à l’heure, on rencontre seulement le strepto-