MICROBES PATHOGÈNES
fjenes aurens. Voici donc une maladie produite dans une mesure variable par quatre micro-organismes différents, que nous avons déjà étudiés et dont nous connaissons les effets. Les symptômes seront donc variables, suivant qu’ils seront sous la dépendance de l’une ou de l’autre espèce microbienne, ou suivant le mode d’après lequel ces espèces seront mélangées.
Cette diversité dans l’action des micro-organismes pathogènes correspondant à des symptômes et à une marche spéciale, correspondant aussi à des lésions anatomiques différentes, et quelquefois nettement séparées, a contribué à varier les dénominations par lesquelles on désignait les phénomènes observés. Successivement , les noms de septicémie puerpérale, métro-péritonite puerpérale, infection purulente puerpérale, ont eu la prétention de désigner l’ensemble des phénomènes et leur concordance avec certaines lésions. Tous ces mots sont également bons et aussi également mauvais, bons en ce que chacun d eux désigne une lésion qui n’est pas constante, mais qui peut être prédominante, mauvais en ce qu’il semble éloigner l’ingérence d’autres facteurs dont l'importance est hors de doute. Un seul mot est absolument et radicalement mauvais, c'est celui de fièvre puerpérale, et je vous ai déjà dit dans quel sens je le comprenais.
En compulsant les observations et en faisant appel à ses souvenirs, on peut trouver des cas qui rentrent absolument dans l’une des trois divisions anatomiques que je viens de vous dire : des cas d’accouchées, mortes soit avec la forme foudroyante des septicémies, soit avec lous les signes de l’infection purulente, frissons multiples et abcès métastatiques, soit comme meurent les métropéritonitiques, avec le ventre énormément distendu, un épanchement séro-purulent, des vomissements, etc. Ou peut aussi observer des cas mixtes qui, débutant,