‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 151 sur 207 · CAS MIXTES · texte numérisé non relu

CAS MIXTES

locale, et il pourra, soit par propagation à travers l’épaisseur de l'utérus alors singulièrement ramolli, soit en suivant la voie des trompes, parvenir jusqu’au péritoine et y donner lieu à une péritonite, ou bien suivant une marche inverse se propager clans le vagin et venir faire explosion aux parties génitales externes, en signant en quelque sorte la nature de la maladie et du microbe qui la détermine.

Mais ne l’oubliez pas, il y a plus de cas mixtes que de cas rigoureusement liés à l’évolution d’une espèce microbienne unique. Le plus souvent les actions se mêlent et les processus se confondent, mais quelque complexes que soient leurs combinaisons, l’action ‘des diverses espèces de bactéries est toujours la même, toujours le vibrion septique agit dans le sang de la manière que vous savez, le microbe pyogène produit invariablement le pus et le streptocoque érysipélateux, l'inflammation de l’utérus, et l’extension des lésions au péritoine ou aux parties voisines, et cela d’après le mécanisme vital que nous venons d’étudier. Je ne puis, vous le comprenez, entrer dans les détails de ces lésions diverses combinées de plusieurs façons, d’autant mieux que nous avons appris à les connaître toutes en traitant de la septicémie, de la suppuration et de l’érysipèle. Vous savez comment agissent les microbes pathogènes, qui engendrent chacun de ces états, par conséquent, nous ne pourrions que nous répéter ou trouver des différences au point de vue seulement des parties atteintes. Le seul point de vue réellement intéressant serait l’étude des symptômes que chacun d’eux détermine, et cette étude nous ne pouvons la faire ici.

Tel est l’état complexe, ce semble, mais en réalité très simple, qui constitue les lésions variées des suites de couches. La notion des micro-organismes nous fournit l’explication lumineuse des effets produits et des causes

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