FIÈVRE JAUNE
Messieurs,
Nous avons étudié, dans notre dernier entretien, la variole au point de vue microbiologique, et je vous ai dit combien nous devions rester encore dans le doute, relativement à l’affirmation des microbes réellement pathogènes, j'ai ajouté, en terminant, que cette indécision et cette pauvreté de preuves positives, nous les retrouverions encore dans l’étude des fièvres éruptives qu’il nous reste à faire, de telle sorte que, par une singulière anomalie, les résultats sont encore fort incertains, relativement aux maladies dont l'origine microbienne paraît, a priori , le mieux en rapport avec les preuves de contagiosité indiscutable que nous possédons sur ces fièvres. Tandis que les maladies dont l'origine bactérienne ne saurait faire le moindre doute, celles dont le microbe a été maintes fois vu, cultivé et inoculé, ne présentent qu’une contagiosité, non douteuse à la vérité, mais à coup sûr restreinte dans d'étroites limites, par exemple, la pneumonie et la tuberculose; les preuves abondent relativement à la puissance contagieuse des fièvres éruptives, et non seulement les preuves de contagion directe, mais encore celles où le porte-contage semble avoir été soumis à des causes diverses et multiples qui devraient, ce semble, annihiler leur pou-