LES MICROBES
voir nocif. Rappelez-vous ces squames . varioleuses ayant séjourne pendant deux ou trois ans dans une étuve et transmettant encore la variole; l’histoire d’ÏIildenbrand, important en Podolie la scarlatine au moyen d’un habit dont il avait été revêtu deux ans auparavant en soignant des scarlatineux, et demandez-vous comment il se peut faire qu’un microbe si tenace, à vitalité si résistante et à effets si nets, puisse encore avoir échappé aux multiples recherches des nombreux observateurs qui ont essayé de le découvrir.
La rougeole, de toutes les fièvres éruptives la plus commune et celle dont le microbe paraît avoir le plus d’affinité pour le milieu humain, car peu de personnes y échappent, a été d’abord étudiée au point de vue bactériologique par MM. Coze et Feltz. Ces deux auteurs signaient la présence de bactéries d’une petitesse extrême et d’une mobilité très grande. C’est dans le sang que cette constatation fut faite, et d’après les deux deux savants professeurs de Nancy, leur nombre très considérable, dans le sang puisé sur les parties du corps recouvertes par l’exanthème, devient bien moindre si on l’examine en des parties du corps où l’éruption ne s’est pas encore manifestée, comme aussi dans celles où elle a pris fin. Ces mêmes microbes ténus et mobiles ont été retrouvés par plusieurs auteurs, non seulement dans le sang, mais encore sur les muqueuses nasales et oculaires, dans les larmes, et surtout dans les crachats de ceux des enfants qui étaient atteints de broncho-pneumonie morbilleuse.
MM. Corail et I tabès décrivent, comme ayant été vus par eux dans le sang des malades, des microcoques soit libres, soit réunis en diplocoques ou en chaînette; leur diamètre serait, d’après ces deux auteurs, de o^. Les mêmes bactéries avec les mêmes caractères, les mêmes dimensions et le même agencement, ont été éga-