OREILLONS
ce ([uc nous savons actuellement du microbe de la scarlatine. Vous le voyez, rien de positif, rien de précis, et de ce cùté-là il y a encore tout à faire, tout à démontrer.
J'ai encore moins de choses à vous dire, et moins de résultats positifs à vous faire connaître, relativement à l’agent pathogène de cette maladie épidémique, en général fort bénigne, les oreillons. Une étude a été communiquée en 1881 à la Société de biologie par MM. Capitan et Charrin. Dans le sang de tous les malades, ils ont retrouvé des microcoques et des bacilles d'une extrême ténuité. La salive leur a toujours montré des microbes analogues, au milieu de ceux qui. normalement, se rencontrent dans ce liquide. Quant à l’urine, toutes leurs recherches ont abouti à des résultats négatifs. Six malades ont été examinés par eux au triple point de vue du sang, de la salive et de l’urine, et chez tous, les résultats ont présenté une concordance absolue. Ces microbes ont pu être cultivés, soit dans du bouillon, soit dans du sérum sanguin; ils se sont reproduits avec les mêmes caractères que ceux qui ont été trouvés dans le sang. Cependant, leur inoculation sur les animaux a toujours été infructueuse. La maladie étant le plus souvent bénigne, on n’a pas eu souvent occasion de pratiquer des coupes sur des parotides. Somme toute, les oreillons, rangés par tous les auteurs dans la catégorie des fièvres éruptives, sont incontestablement produits par une intervention microbienne , mais la preuve directe et la notion exacte de l’agent infectieux ne reposent encore que sur des données fort confuses.
Nous avons terminé l’étude des fièvres éruptives au point de vue bactériologique, et je ne veux pas revenir