DIVERSITÉ D’ACTION
sur l’indécision qui règne encore à leur sujet. Je n’ai pas voulu, à cause de la notion plus qu’insuffisante où nous sommés des bactéries pathogènes qui les déterminent. vous présenter après chacune d'elles des réflexions tendant à l'explication des phénomènes morbides. Cela nous eût entraînés dans une série d’hypothèses sans le moindre fondement. Cependant, dans l’ensemble, on peut dire que les grandes lois, dont nous avons parlé quand nous avons étudié les lois générales qui régissent la vie des microbes, trouvent ici une application. Je veux parler de l’affinité des espèces bactériennes pour certains milieux, de la diversité de leurs effets suivant les propriétés nutritives de chaque espèce, et aussi des degrés de virulence divers que peut successivement acquérir ou perdre une espèce microbienne. On peut dire que l’inoculation des fièvres éruptives se fait toujours par la masse sanguine, soit que les microbes y aient été transportés par l’acte respiratoire, soit qu’une érosion du tégument leur ait fourni une porte d’entrée. La peau est certainement de tout l’organisme humain le terrain de culture qu’elles préfèrent, aussi le plus grand nombre s’y fixe et y évolue ; la preuve en est fournie par la constance de l’exanthème. Mais combien leur action est diverse suivant leur espèce ! Quelle différence profonde les sépare au point de vue des effets produits! Agents directs de la manifestation cutanée, celle-ci n’est, que la résultante des propriétés des éléments anatomiques de la peau, mis en conflit avec une espèce de microbes dont les besoins nutritifs sont toujours semblables. Il en résulte une lésion toujours analogue, ne présentant quelque différence de détail que dans la mesure de la vitalité plus ou moins grande des éléments anatomiques du tégument. Mais ce n'est pas seulement avec la peau que les microbes se trouvent en contact, leur présence