EAU
arrive sur les filtres ordinaires, dont le grain est ordinairement serré, que souvent les bactéries se cultivent de proche en proche dans l’épaisseur de la substance filtrante, et ainsi arrivent du côté opposé au point où l'eau les a primitivement mises en contact.
Les eaux de pluie, et surtout celles qui proviennent de la fonte de neige, sont ordinairement très riches en bactéries recueillies par elles en balayant l’atmosphère. Mais l’eau la plus impure est sans conLrediL l’eau de rivière, à cause de son long parcours à l’air libre et de son contact avec lui, à cause aussi du nombre infini d’affluents qui peuvent être une cause de contamination.
Les recherches bactériologiques quantitatives et surtout les recherches qualitatives dans l’eau sont toujours fort longues et hérissées de difficultés. Je ne puis vous décrire tous les procédés mis en usage, d’autant mieux que la plupart d’entre eux sont calqués sur ceux qui ont pour but les recherches atmosphériques tendant au même but. Le procédé de M. Miquel par ensemencement d’un très grand nombre de ballons, le procédé de Koch par ensemencement de carrés de gélatine, celui qui consiste à mélanger celle substance avec une quantité d’eau déterminée, à étendre ensuite le mélange par le système d’Esmarch sur une surface quadrillée où on pourra compter et reconnaître les colonies qui se développent, ont successivement été mis en pratique.
Dans les Archives de physiologie de novembre 1887, M. Arloing a aussi décrit un appareil très compliqué qu’il nomme analyseur bactériologique ; je me borne à vous l’indiquer sans entrer dans des détails sur son fonctionnement, ce qui nous écarterait beaucoup de nos limites. Un a également mis en usage un procédé, nommé procédé de l’acide osmique, qui consiste à verser dans une éprouvette graduée, remplie à moitié du liquide à examiner, quelques centimètres cubes d’une
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solution d’acide osmique à 1 p. 100. Au contact de cet acide, les bactéries sont tuées et, après quelques heures de repos, leurs cadavres tombent au fond de l’éprouvette. Il devient dès lors facile de les compter. Enfin, vous pouvez mettre en usage la méthode d’examen direct qui consiste à mettre sur la lame porte-objet du microscope une goutte de l’eau à examiner, on fait évaporer celte goutte et le résidu est examiné après coloration par les couleurs d’aniline ordinaire. 11 devient alors facile de compter les espèces et les individus. Ce procédé, comme du reste tous les autres, est absolument défectueux et peut entraîner des erreurs considérables. Les procédés d’analyse bactériologique de l’eau, pas plus du reste que ceux qui sont employés pour l'air, ne peuvent encore êfre considérés comme donnant des résultats mathématiquement exacts.
La présence des bactéries pathogènes dans l’eau n’est pas douteuse; on y a en effet rencontré dans maintes circonstances les microbes de la fièvre typhoïde, du choléra, de la dysenterie. M. Pasteur y a trouvé les microbes pyogènes et notamment le staphylococcus pyogènes ait rem, qui est assez abondant et surtout très généralement. répandu. Les microbes pyogènes et les microbes de la fièvre typhoïde sont, de toutes les bactéries, celles qui résistent le mieux et pendant un laps de temps plus long à la congélation. En général, toutes les espèces bactériennes supportent très bien une congélation dont la durée n’est, pas excessive. Néanmoins on a pu conserver fort longtemps dans des blocs de glace des microbes pyogènes et typbogènes.
Comme je vous le disais il n’y a qu’un instant, l’aspect et la limpidité de l’eau ne fournissent aucune donnée sérieuse sur sa richesse en bactéries. D’après M. Miquel, un million de microbes par centimètre cube d’eau n’altèrent en rien sa transparence cristalline.
LE SOL
Voici quelques chiffres statistiques qui vous fourni-
ront un aperçu du nombre effroyabl
e de bactéries c
peuvent exister dans l’eau, comme dans l'air :
Par cent. cube.
Vapeur d'eau atmosphérique . .
Eau de pluie (Montsouris). . . .
Eau des drains de Genuevilliers.
Eau de pluie (cour de la caserne
Lobau)
Eau de la Vanne à Montrouge. .
Eau de Seine à Choisy
Eau de Seine à Bercy
Eau de Seine à Saint-Denis . . .
Eau d'égout à Clichy
Eau d’essangeage des lavoirs. .
Vitesse de la propagation des bactéries dans l’eau la Vanne.
Par cent. cube.
Eau de la Vanne à l'arrivée . . .
3 heures après l’arrivée
Tous ces chiffres sont empruntés à T Annuaire de /’ Observatoire de Mont souris et ils sont fournis par les travaux de M. Miquel. Quelque distingué que soit cet observateur, et vous savez que sa compétence est extrême, il n’en est pas moins vrai que les procédés de numération sont tellement imparfaits qu’on ne saurait accorder à ces chiffres une autre valeur que celle qui résulte d’une approximation relative de l’exacte vérité, que nous ne pouvons connaître encore au moins d’une façon rigoureuse.
Le sol. — De tous les milieux que nous avons étudiés jusqu’ici, le sol est incontestablement le plus riche en bactéries, et cela parce qu’il est le réceptacle naturel de celles qui sont contenues dans l’air et qui arrivent à sa
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surface, soit par suite de leur propre poids, soit sous l’influence des vents, soit à la suite des pluies. Ces faits sont démontrés par les expériences de Tyndall que nous vous avons citées à propos de la discussion sur la génération spontanée, et vous vous rappelez que ce célèbre observateur les retrouvait sur la glycérine dont il avait enduit le fond de sa cage de verre. Les études multiples sur l’eau des pluies en ont fourni la preuve directe.
Mais la cause principale qui fait du sol un milieu extrêmement favorable aux bactéries, c’est que leur multiplication s’y effectue sans encombre, favorisée par la présence des détritus organiques. Il faut donc savoir que des bactéries pathogènes apportées au contact du sol, soit parles matières fécales, soit par les urines, soit même par les cadavres, peuvent parfaitement bien s’y multiplier dans des conditions spéciales, qu’elles ne sauraient rencontrer ailleurs. C’est ainsi qu’elles y trouvent facilement un abri contre la lumière solaire, qui est pour les espèces bactériennes un puissant agent de destruction, que l’humidité ne leur fait pas défaut, que les espèces pour lesquelles la présence de l’air est nuisible, les anaérobies, peuvent se protéger de son contact, et qu’enfin celles qui s’enfoncent à une certaine profondeur sont à l’abri des variations de la température. Cependant quand on arrive à une profondeur considérable, à la couche de terre que les pluies ne pénètrent pas, les bactéries, ne trouvant plus des conditions d’humidité suffisantes à leur existence, n’y vivent pas longtemps. On peut donc dire que, passé une certaine distance de la surface du sol, le nombre des bactéries va décroissant à mesure que l’on descend plus profondément. Aussi plusieurs auteurs ont-ils révoqué en douLe l’assertion de M. le professeur Brouardel, qui prétend avoir trouvé dans le sol d’une localité où sévissait la
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fièvre typhoïde des bacilles typhogènes à une profondeur de 40 mètres dans le sol (1).
Les procédés employés pour les recherches bactériologiques, ayant pour but l’examen du sol, sont absolument les mêmes que ceux que nous vous avons indiqués pour l’eau. Une parcelle du sol à examiner est délayée dans un centimètre cube d’eau; celle-ci peut à son tour être examinée par l’un des procédés que vous connaissez déjà, soit par une des méthodes de culture, soit par la numération directe après évaporation de la goutte.
M. Pasteur a expérimentalement démontré que le sol contient souvent soit des microbes charbonneux, soit les microbes de la septicémie, le vibrion septique. Enfin, il résulte des assertions de Nicolaier et des recherches de M. le Professeur Yerneuil, que le microbe tétanique serait également fréquent dans le sol. Jusqu’ici, il a été difficile d’isoler et de montrer les bactéries elles-mêmes. On a simplement constaté par des expériences que des animaux auxquels on injectait l’eau ayant servi à la lévigation d’un fragment de terre mouraient de la maladie dont ces microbes sont ordinairement facteurs, et qu’à leur autopsie la présence de ces micro-organismes était incontestable. La preuve parait donc absolument faite ; toutefois, il serait bon de voir très sûrement le microbe, pour avoir une certitude absolue; mais il faut bien le reconnaître, c’est peut-être à une technique encore imparfaite qu’il faut attribuer cette lacune. Les expériences sont du reste aussi concluantes que possible; M. Pasteur a rendu charbonneux ou a vu mourir de septicémie des séries d’animaux auxquels il avait injecté un mélange d’eau et de terre, alors même qu’un filtre avait débarrassé le liquide de toutes les particules terreuses. Le sang de ces animaux inoculé à d’autres les
(1) Brouardel. Annales d'hygiène publique , 1887.
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a également fait périr par septicémie ou par le charbon.
C’est également à M. Pasteur que nous devons la preuve expérimentale de ce fait que je viens de vous indiquer, à savoir, que dans le sol les bactéries se conservent fort longtemps en procédant probablement par des cultures successives. C’est ainsi que de l'eau ayant lavé de la terre recueillie sur une fosse où, douze ans auparavant, on avait enterré un mouton charbonneux, et inoculée à une série d’autres moutons, les a tous rendus charbonneux sans qu’un seul ait été épargné.
D’après les recherches de M. Miquel, recherches qui ont été faites également par d’autres observateurs, à l’aide de méthodes différentes, on peut en moyenne évaluer de 800 à 900,000 le nombre des bactéries qui se trouvent dans le sol par gramme de terre.
Les corps vivants. — La surface du corps de tous les êtres vivants, animaux et végétaux, est couver te de bactéries, et nous verrons plus tard que c’est sur la grappe du raisin que se trouvent les micro-organismes, le plus souvent à l’état de spores, qui donnent lieu à la fermentation alcoolique. La peau de l’homme fourmille de microbes. On y rencontre d’abord ceux qui s’y déposent après avoir flotté dans l’air, ceux que nous recueillons au contact des objets divers, d’autres au contraire qui nous sont spéciaux et dont notre tégument est l’habitat de prédilection. Les uns restent à la surface et aux points que nous aurons à indiquer tout à l’heure; les autres s’enfoncent soit dans les canaux des glandes sudoripares, soit dans ceux des glandes sébacées, soit dans les couches stratifiées de l’épiderme. Parmi les plus constants, on remarque le micrococcus pyogenes , qui est là comme à l’affût, guettant une solution de continuité qui lui fournira un milieu de culture favorable où il pourra se développer et se multiplier. Vous savez qu’il est d’observation vulgaire que certains individus ne sauraient pré-
CORPS VIVANTS
senterune éraflure légère à la peau sans que, immédiatement, une suppuration ne se déclai'e, tandis que chez d’autres les solutions de continuité se réunissent immédiatement. Il est incontestable que ces deux états tiennent à une structure particulière de la peau, qui chez les premiers est un réceptacle riche en microbes, tandis que chez les autres ils sont en très petit nombre. A côté de cette disposition, il y a aussi comme facteur une énergie vitale beaucoup plus considérable chez les uns que chez les autres. Les espèces spéciales à l’homme, que l’on rencontre à la surface de son tégument externe, sont très nombreuses. Bizzorezzo a décrit un leptothrix epidermidis. Sur certains points on rencontre une bactérie dont les cultures dégagent une odeur forte, c’est Je bacterium Graveolens qui communique à la peau de certaines personnes une si forte et si désagréable odeur. Indépendamment de ces micro-organismes, on trouve constamment sur la peau deux groupes de microbes, les uns dans les régions sudorales, les autres dans les régions où se trouvent accumulées des matières grasses. Les parasites sudoraux se montrent constitués par des amas ou zooglées incolores ou rouges qui siègent autour des poils de l’aisselle ou du périnée, d’autres se montrent sous la forme sphérique ou allongés en bâtonnet ; enfin une spore très petite, connue sous le nom de microsporon minutissimum. Les parasites des natures grasses sont ordinairement des micro-organismes sphériques. Il n’en est pas moins établi par les recherches de Balzer qu’on peut considérer ces parasites comme constituant, pourl’individu sain, une menace de maladie qui peut se développer dès que la peau, par suite d’un changement non encore défini, deviendra un terrain favorable. L’état pathologique connu sous le nom d’érythrasma ne procède pas d’une autre cause.
Nous allons maintenant très brièvement étudier les
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espèces de bactéries que l’on rencontre dans l’intérieur du corps. Nous nous bornerons aux généralités, nous réservant d’entrer dans de plus grands détails en faisant l’histoire pathologique des divers systèmes fonctionnels.
M. Pasteur a démontré que ni le sang ni l’urine ne renferment de bactéries à l’état normal. Mais dans les cavités naturelles, qui sont en communication permanente avec l’air extérieur ou avec le tube digestif, que nous verrons être incessamment traversé par d’innombrables légions de bactéries, on les trouve en quantité considérable. Les germes pathogènes peuvent ainsi pénétrer dans l’économie, et, ne trouvant pas momentanément des conditions qui leur permettent de se développer, ils peuvent rester ainsi un temps plus ou moins long sans évoluer vers leur forme définitive, sans révéler leur présence par un trouble quelconque. Mais que, sous l’empire d'une cause fortuite, l’organisme vienne à être modifié, il peut se faire qu’il résulte de cette modification un changement tel que le terrain, de défavorable qu’il était, devienne favorable; alors, le germe, qui ne se développait pas faute d’un milieu suffisant, peut entrer en voie de prolifération et par conséquent créer un état morbide. Telle est la théorie émise parle professeur Verneuil et que ce maître désigne sous le nom de microbisme latent. Nous aurons assez souvent l’occasion de la trouver sur notre chemin et de la discuter, pour que je puisse me borner à une simple énonciation.
La bouche est très peuplée de bactéries, qui y sont apportées soit par l’air, soit par les aliments. Pour Miller, la carie dentaire serait déterminée par cinq espèces de bactéries. M. Vignal a fait sur les bactéries de la bouche un travail très complet, il a isolé dix-sept espèces différentes, parmi lesquelles se trouve le leptoihrix buccalis, vu, décrit et dénommé par Ch. Robin en 1853. Tous les observateurs ont retrouvé dans la bouche le
CORPS VIVANTS
microbe de la pneumonie. Parmi les bactéries buccales, les unes sont utiles, les autres sont nuisibles. D’après M. Yignal, certaines d’entre elles favoriseraient la digestion en augmentant les propriétés diastasiques de la salive ; d’autres, au contraire, seraient l’agent principal de la carie dentaire, qu’elles détermineraient en s'introduisant dans les canalicules. Enfin, de grandes bactéries pullulant par touffes viendraient constituer un feutrage dans les interstices des dents et donneraient ainsi aux sels de la salive un point où ils pourraient se déposer et constituer ainsi le tartre dentaire, dans lequel on retrouve toujours des bactéries identiques.
L’estomac ne contient jamais un grand nombre de bactéries, sauf dans les cas spéciaux que nous étudierons à propos des maladies de cet organe. Un très grand nombre de micro-organismes sont tués par l’action du suc gastrique. Koch a démontré que le bacille charbonneux résistait fort peu à son action. Il est toutefois un micro-organisme dont l’estomac est le lieu de prédilection, qui y séjourne et s’y multiplie, c’est la sarcine. Fréquemment on rencontre des sarcines dans les vomissements dyspeptiques; parfois leur présence suffit à les provoquer.
Dans l’intestin, M. Yignal a isolé dix espèces différentes de bactéries; c’est surtout dans le gros intestin qu’elles abondent, dans la masse des matières fécales, où cet observateur les a évaluées à quarante millions par gramme. Ce nombre prodigieux est certainement produit par la multiplication, dans ce milieu favorable, des bactéries apportées par les aliments et qui ont échappé à l’action destructive du suc gastrique. C’est toujours dans l’intestin que l’on retrouve deux espèces anaérobies que la continuation de la vie seule empêche de manifester leurs propriétés destructives. Le vibrion septique el le bacterium amylobacter se retrouvent en effet et en
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nombre considérable dans tons les intestins. Dès que la vie cesse en nous et que les éléments anatomiques ne résistent plus à leur action, ils deviennent les agents les plus actifs et les plus efficaces delà putréfaction. Le professeur Duclaux a démontré que l’un d’eux, le bacterium amylobacter , était pendant la vie un agent de digestion, qu’il effectue dans le même sens que la digestion normale, qui sans lui traînerait beaucoup plus longtemps. Il y a certaines parties alimentaires, la cellulose par exemple, dont la digestion ne s’effectuerait jamais sans l'intervention de ce microbe; aussi est-il en très grande abondance dans le tube digestif des herbivores. Il digère les matières cellulosiques au grand bénéfice de l’animal, qui sans lui ne pourrait les utiliser. De l’intestin, les bactéries passent dans les conduits excréteurs des glandes et y peuvent déterminer des états morbides que nous aurons pdus tard à étudier.
Je vous ai dit les expériences de M. Straus, démontrant que sur six cents bactéries aspirées dans notre poumon avec l’air atmosphérique, on n’en retrouve à l’expiration qu’une seule en moyenne. Le plus grand nombre chemine avec l’air, descend jusqu’aux dernières ramifications de l’arbre respiratoire; là les microbes sont fixés et immobilisés par le mucus qui recouvre la face interne de ces canaux; quelques-uns sont rejetés avec les crachats. Les microbes pathogènes qui descendent ainsi dans les bronches terminales peuvent s’y développer et s’y développent effectivement dès que les conditions de terrain leur sont favorables. Le microbe de la pneumonie, normalement contenu dans la cavité buccale, ayant par conséquent souvent occasion de pénétrer jusqu’au poumon, ne se développe que quand une congestion préexistante, déterminée par l’action du froid agissant sur les nerfs vasomoteurs, ou par toute autre cause, a transformé
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cet organe en un milieu favorable à sa multiplication.
On trouve enfin des bacléries clans les voies génitourinaires, mais jamais dans la vessie saine, à moins que des instruments d’exploration impurs au point de vue des germes ne les y aient implantées. La fermentation ammoniacale de l’urine est donc toujours le fait de la pénétration dans la vessie du microbe sous l’empire duquel elle s’effectue. Chez la femme, on trouve de très nombreuses bactéries dans le mucus vaginal et aussi dans le mucus utérin. Mais, d’après MM. Straus etToledo, on n’en rencontre point dans le mucus utérin des femmes qui n’ont jamais accouché. Enfin, dans l’un et l’autre sexe les bactéries foisonnent dans les replis de la muqueuse génitale. En ces endroits, elles vivent et se multiplient à l’aide des matériaux qui leur sont fournis par les produits de la desquamation épithéliale.