RAGE
sence est constante dans le sang des fébricitants. Marchiafava et Celli ne les ont vu manquer qu'une fois sur cent vingt examens de sang malade et Councilman les a constamment retrouvés sans une seule exception.
Si l’embarras est grand de savoir à quel genre se rapportent ces parasites, il l’est autant au moins si on veut essayer de se rendre compte de leur mode d’action. Ici tout est hypothèse, car on n’a pas travaillé dans le sens de l’isolation de leurs ptomaïnes. Cependant, nous pouvons admettre que c’est par les substances qu’ils sécrètent qu’ils agissent sur l’économie et donnent lieu à la tièvre. Ne voyons-nous pas tous les jours des microbes, dont les propriétés ne ressemblent en rien à celles des corps de M. Laveran, donner lieu à des mouvements fébriles parfaitement réguliers, à retour périodique. Les microbes de la tuberculose sont dans ce cas, et certainement, pour ceux-là, on ne pourrait invoquer autre chose que l’action d’une ptomaïne. Il en est de môme pour bon nombre d’autres espèces bactériennes. Mais encore , dans cette hypothèse, qu’est-ce qui peut faire varier ces ptomaïnes de façon à ce que l’une d’elles produise des accès quotidiens ; l’autre, des accès tierces ; l’autre, les formes larvées de l’infection maremmatique ? Il est impossible, vous le comprenez, de répondre à cette question. Il serait très curieux d’étudier comment se comportent ces micro-organismes en présence d’une solution de sulfate de quinine; ce serait là le sujet d’un très intéressant travail.
Nous allons étudier maintenant les maladies qui nous sont transmises par des micro-organismes, qui des animaux, s’implantent sur l'homme, et la rage est la première de toutes ces maladies, peut-être par sa léthalité, à coup sùr, par sa fréquence. Vous savez que j’ai eu occasion de vous dire que s’il était une maladie