‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 190 sur 207 · PROGRESSION DU MICROBE · texte numérisé non relu

PROGRESSION DU MICROBE

rablement démontrées par notre illustre compatriote, et vous savez la gloire qu'il s’est acquise par ces remarquables travaux.

C’est donc l’encéphale et la moelle qui sont le milieu dans lequel se développent les micro-organismes rabigènes déposés sous la peau, à l’aide d’une effraction produite sur celle-ci. Pendant un temps quelquefois fort long, ces microbes ne se manifesteront par aucun effet, car vous savez que la période d’incubation, qui souvent dure longtemps, ne présente aucun symptôme morbide. Introduit dans le tissu cellulaire sous-cutané, le microbe n’aura donc pas une nutrition suffisante, pour sécréter des ptomaïnes, car, je le répète, aucun malaise, même léger, ne signale cette première période. C’est donc aux centres nerveux que doit se rendre le microbe pour déterminer la maladie. Comment y est-il transporté? Incontestablement ce n'est pas par la circulation, car son transfert par cette voie exigerait seulement quelques minutes. Vous savez, en effet, avec quelle promptitude les substances médicamenteuses insérées sous la peau montrent leur action sur l’encéphale, quel que soit le point d inoculation. Dira-t-on que l’apport du micro-organisme se fait promptement, mais que c'est son développement qui s’effectue avec lenteur? Il n’en est rien, car vous savez aussi avec quelle soudaineté éclatent les accidents, lorsque l’inoculation a lieu soit directement sur le cerveau, soit au voisinage de celui-ci. Quelle est donc la voie que prend le micro -organisme pour se rendre aux centres nerveux? Nous n'en savons absolument rien. Ce que nous savons, c’est qu'il reste longtemps dans la plaie ou aux environs de celle-ci. Les succès des cautérisations tardives le montrent clairement. Voilà donc un côté à coup sûr fort mystérieux delà vie de ce micro-organisme. Et notez-le bien, Messieurs, les réflexions que je vous

oTG

Page 1