‹ Leçons sur les maladies microbiennesChapitre 197 sur 207 · MALADIE DES YEKS A SOIE · texte numérisé non relu

MALADIE DES YEKS A SOIE

et obtenues telles, suivant la méthode indiquée par M. Pasteur, que je ne puis vous exposer ici. En second lieu, il faut procéder fréquemment à une purilication très exacte des salles où se fait l’élevage, et cela en employant les procédés antiseptiques les plus puissants et les plus rigoureux.

La llacherie diffère de la maladie que nous venons de décrire, en ce que les vers ne languissent pas et ne dépérissent pas graduellement avant de mourir; ils succombent promptement et leur corps prend l'apparence de quelque chose de mou, ils sont dits alors morts fiais. La putréfaction du ver qui succombe à cette maladie est toujours très prompte et s'accompagne d'une odeur aigrelette caractéristique. M. Béchamp signala le premier des microbes dans l'intestin des vers qui meurent de la llacherie. Mais les espèces diverses des bactéries qui la constituent ne sont bien connues que depuis les travaux de M. Pasteur. Un bacille doué de mouvements très actifs, et dont plusieurs éléments contiennent des spores, est l'agent principal de cette maladie mortelle. J1 se retrouve dans l’intestin du ver, mais il détermine également la mort lorsqu'il est inoculé sous la peau. M. Pasteur l’a retrouvé dans des macérations faites avec la feuille du mûrier. D’après notre savant compatriote, son action serait comparable à une septicémie spéciale dont le bacille serait l'agent. A côté de cette bactérie en bâtonnet, existe toujours un microcoque soit isolé, soit réuni en chaînette plus ou moins longue, soit simplement en couple. Ce dernier micro-organisme ne tue pas fatalement le ver qui le supporte, il ne devient meurtrier que s'il est associé au bacille dont nous venons de parler. Lui aussi, comme le bacille, s’inocule par une petite plaie faite au tégument externe du ver. Inoculé seul, le microcoque traduit ses effets en déterminant un état de langueur

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