CH OLE U A DES POULES
rent promptement, avec des symptômes qui rappellent les symptômes septicémiques. 11 est du reste impossible que les symptômes soient le moins du monde différents, parce que les lésions sont identiques et réglées par un même procédé. Les dernières expériences de M. Roux ont montré qu’il existait entre ces deux espèces un lien encore plus étroit, puisque ce qui est un vaccin et une sauvegarde contre l’action de l’un d’eux, devient, par ce seul fait, une protection contre l’atteinte de l’autre. Dans ces cas, en inoculant ainsi des liquides dont la virulence va croissant, on ne fait pas autre chose qu’habituer, par une sorte de gymnastique progressive, l’élément anatomique à résister à l'action décomposante des microbes anaérobies. Leur composition chimique trop peu stable et se laissant entamer par un microbe doué de toute sa puissante virulente, se modifie certainement en luttant d’abord contre ce même microbe chez lequel on a affaibli le pouvoir de décomposition. Cette première lutte rend l’élément constitutif de nos tissus apte à soutenir l’assaut d’une colonie nouvelle, chez laquelle le pouvoir dissociateur est plus considérable, jusqu’à ce que cet entraînement successif et graduel, le mette en état de repousser les attaques d'un parasite doué de toute son énergie. Il n’est pas à mon sens d’exemple montrant mieux l’identité qui existe entre les éléments anatomiques et les microbes parasites, qui entrent à un moment donné en lutte pour l’existence avec eux, lutte qui doit se terminer par l’anéantissement de l’un des combattants.
Le choléra des poules est cette maladie épidémique, qui parfois sévit avec une grande intensité sur les basses-cours, tuant impitoyablement poules, dindons, oies et canards.
En 1878, Perroncito crut pouvoir affirmer que la