ROUGET I)U PORC
qu’on leur inocule la maladie; les cobayes sont plus réfractaires; les chiens et les chats ne paraissent en rien sensibles à l'action de ce microbe. D'après Marcbiafava, les déjections virulentes des poules, mises au contact de la peau dépouillée de l'épiderme, ne manqueraient jamais d’occasionner chez l'homme un abcès plus ou moins volumineux.
Le rouget du porc, la dernière des maladies que nous ayons à étudier, sévit épidémiquement sur les animaux de cette race, dans les pays où leur élevage constitue une industrie. Des taches plus ou moins larges et plus ou moins abondantes se montrent sur la peau de l’animal qui devient malade, surtout aux points où la peau présente une finesse plus grande. Bientôt l'animal devient triste, ne mange plus et se retire dans un coin de son étable on il reste comme accablé. En même temps, se révèlent les signes d’une violente irritation intestinale. Le porc ne tarde pas à succomber, dans la grande majorité des cas, dans un état d'adynamie complète.
L’autopsie révèle que des produits fibrineux ont envahi la plupart des grandes séreuses, la plèvre, le péricarde, le péritoine. Les ganglions lymphatiques sont considérablement hypertrophiés. La muqueuse intestinale est violacée, de vastes lambeaux s’en sont détachés, les plaques de Peyer sont le siège d’une saillie considérable et quelquefois d’une ulcération gangréneuse. Des raclages pratiqués par Klein, et inoculés par lui à des porcs sains, lui ont démontré qu’on pouvait par ce moyen transmettre la maladie.
La nature exacte du microbe, à l'évolution duquel est dû le rouget, n’est pas encore connue d'une façon exacte, bien (pic les derniers travaux de Loffler donnent lieu de croire (pic le bacille qu'il a décrit comme agent pathogène, soit en réalité le facteur de tous ces symp-