LE MICROBE
tomes. Klein avait déjà décrit des bacilles dans les liquides provenant des épanchements fibrineux. MM. Pasteur et Thuillier ont décrit, comme microbe pathogène, des microcoques réunis par couples en 8 de chiffre, et M. le professeur Toussaint, frappé par cette ressemblance morphologique, a été amené à considérer comme constituant une seule et unique espèce, le microbe du rouget du porc et celui du choléra des poules. M. Cornevin a vu aussi le microbe décrit par MM. Pasteur, Thuillier et Toussaint. Mais Lôfller décrit, comme bactéries caractéristiques de cette maladie du cochon, des bacilles qui ont été étudiés également en Allemagne par Schütz et Kitt. D’autres observateurs ont également vu des bacilles, tout porte donc à croire que Lôfller est dans le vrai. Voici, du reste, les propriétés de ce microbe, telles que cet auteur les a indiquées. Ce sont des bâtonnets de 0,C à 2 \j. de longueur sur une largeur de 0,3 ils ressemblent beaucoup à ces bacilles que nous vous avons signalés comme ayant été recueillis dans les vases de la Panke et qui sont les agents de la septicémie des souris de maison, respectant les rais des champs. Ce bacille se cultive assez bien, dit Lôfller, dans du bouillon peptonisé. Assez rapidement, il produit d’abord un trouble, puis une fine poussière qui n’est autre chose que la colonie du microbe, tombant bientôt au fond du vase qui la contient. Dès lors, le bouillon récupère sa limpidité primitive. Cultivés dans ce milieu, les bacilles seraient légèrement mobiles. On cultive encore ces bacilles sur des plaques de gélatine qu’ils ne liquéfient jamais, et sur lesquelles les colonies se montrent sous la forme de petits filaments déliés plus ou moins emmêlés les uns avec les autres. Piqués dans un tube de gélatine, on voit l’endroit où s’est enfoncée l’aiguille de platine, prendre une teinte blanchâtre, et de là partir perpendi-