CACA DE
IG
TUBERCULOSE
tissus, les faits de tuberculose, ne sont pas rares.
Faut-il admettre la théorie du professeur Yerncuil sur la latence des germes ? Celle-ci du moins a le mérite d’être vérifiée dans plusieurs circonstances, en ce qui concerne d’autres germes infectieux, et par conséquent elle pourrait peut-être aussi s’appliquer à la tuberculose. Il est bien sûr, en effet, et on en pourrait citer de nombreux exemples, qu’un individu syphilitique peut rester cinq, six, dix ans, vingt ans, sans manifester le moindre accident spécifique, et tout d’un coup, sans qu’on puisse dire pourquoi, les accidents de la vérole se montrent et quelquefois avec une surprenante énergie. Dans ces conditions-là, le malade était bien incontestablement en puissance morbide, ce qui n’empêche pas que pendant un laps de temps, quelquefois fort long, son principe morbide, bactérie ou autre, est resté endormi et tout à fait latent. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la tuberculose? et pourquoi les germes ne pourraient-ils pas sommeiller pendant un certain temps sans rien perdre de leur virulence, qu’ils montreront intacte quand ils entreront en scène?
Quant à moi, je crois que dans cette question, comme du reste dans toutes les questions de microbiologie, la question dominante est la question du terrain. Un enfant procédant de parents tuberculeux est un composé de leur propre substance, c’est-à-dire qu’il émane directement d’un milieu très favorable à l’évolution de la tuberculose. Dans ces conditions- là, il est mal constitué, mal armé pour livrer le combat aux germes morbides qui viendront l’envahir. Si nous présentions tous un milieu favorable à l’évolution du bacille tuberculeux, nous serions tous morts ou mourants, surtout les médecins qui passent une partie de leur existence au contact des malades. Nous avons incontestablement tous aspiré des germes tuberculeux; seulement, ceux d’entre nous qui