CAVERNES
lions miliaires. Pendant les premiers temps qui suivent la formation du tubercule pneumonique, on le voit composé de ses éléments constitutifs, développés autour de la bronche où s’est déposé le bacille, et constitué parles trois éléments concentriques que je viens de vous indiquer. Les choses restent pendant un certain temps en cet état; puis, dans chacune des granulations tuberculeuses, commence, comme nous l’avons dit, le travail de la caséification, et c’est par le centre qu’il débute. La présence des globules blancs est, sans contredit, le facteur le plus actif de ce travail de régression. Au début de la néoformation tuberculeuse, la circulation s'arrête dans les capillaires qui environnent le néoplasme; on les voit lurgides et gorgés d’hématies. Mais ils n’assistent pas longtemps impassibles au travail pathologique qui s’accomplit. Ils laissent bientôt transsuder par diapédèse de nombreux globules blancs, qui annoncent le mouvement régressif, et qui l’accentuent quand il a commencé à se produire. La cellule géante peuplée de bacilles sera la première atteinte ; elle devient d’abord granuleuse, ne tarde pas à se ramollir, et la matière qui la constitue se liquéfie. Mais bientôt ce processus s’agrandit et s’accentue, les leucocytes deviennent de plus en plus abondants, les granulations envahissent les éléments épithélioïdes, et, comme les tubercules miliaires sont devenus très voisins, le travail identique qui s’effectue dans chacun d’eux arrive à les fusionner et à les convertir en une masse homogène, fortement granuleuse, d’aspect caséique, dans laquelle on ne trouve que les vestiges de ce qui fut leur organisation primitive. L’apport incessant de globules blancs et de granulations empêche la nutrition des éléments tuberculeux, qui dès lors sont entraînés par un mouvement nécrosique, dont la conséquence est un ramollissement ne tardant pas à comprendre dans son travail les éléments