CAB A DU
TUBERCULOSE
constitutifs de la bronche, à déterminer leur disparition, à créer ainsi une voie par laquelle bacilles et produits nécrosés seront entraînés au dehors. La cavité virtuelle comprenant les éléments morbides devient une réalité, et la caverne se trouve constituée, d’autant plus vaste que plus d’éléments tuberculeux auront été compris dans le mouvement de régression. Les bacilles ainsi mis en liberté ne sont pas tous entraînés au dehors, un grand nombre se greffent sur les parties périphériques, qui leur fournissent un milieu favorable. Ils y fontsoucheet déterminent un travail semblable à celui que je viens de décrire. Ils reculent ainsi et agrandissent sans cesse la délimitation morbide.
Dans les anfractuosités de la caverne ainsi constituée, les bacilles ne vivent pas longtemps seuls. L'air qui y pénètre largement par la bronche ouverte y apporte les germes du micro-organisme de la suppuration, qui, trouvant un terrain préparé, ne tarde pas à déterminer des phlogoses partielles et la production de pus qui en est la conséquence. Ce pus, produit nouveau d’ordre microbien, vient dès lors se mélanger et se confondre avec les produits dus à la destruction occasionnée par le bacille. Ainsi se trouve crééeuneévolution mixte, véritable cercle vicieux pathologique, dans lequel les deux microbes sont successivement cause et effet, chacun d'eux rendant plus facile et accentuant en quelque sorte la lésion de son voisin. Joignez à cela l’apparition, au pourtour de la caverne, du microbe de la pneumonie, déterminant de véritables pneumonies partielles, qui prépareront admirablement le terrain à une nouvelle poussée bacillaire et purulente, en faisant intervenir une troisième influence nocive. Ainsi donc bacilles tuberculeux, d’ordinaire fixés dans la partie corticale qui délimite la caverne, staphylococci pyogenes au centre et à la face interne delà perte de substance, le tout enve-