PLAN DU COUDS
phrites infectieuses. Enfin, nous terminerons par l’élude de toutes les maladies parasitaires qui peuvent avoir pour point de départ chacun de nos systèmes physiologiques el nous aurons alors à nous occuper des maladies microbiennes du système respiratoire, du système nerveux, etc.
En commençant la description de chacune de ces maladies, nous étudierons d’abord la biologie du microbe qui l’occasionne; nous verrons ensuite comment on le reconnaît et comment on le cultive, quels résultats sont déterminés chez les animaux par l’inoculation des cultures; enfin, comment les symptômes de la maladie sont sous la dépendance de la vie microbienne que nous aurons appris à connaître. Nous vous montrerons au microscope toutes les diverses espèces de bactéries, de façon à vous bien édifier sur leur morphologie. Quant aux cultures, nous ferons devant vous les plus usuelles, celles qui ne demandent ni une installation spéciale, ni l’emploi de vastes appareils.
J’espère qu’il vous sera profitable, à propos do chaque maladie, de dresser en quelque sorte l’inventaire de tout ce que nous savons à l’heure actuelle au point rie vue bactériologique, en indiquant ce qui est bien démontré et hors de contestation, et aussi quels sont les points qui appellent de nouvelles recherches. De plus, en nous bornant strictement à l’étude des microbes pathogènes pour l’espèce humaine, ne prenant à la médecine vétérinaire que ce qui nous sera nécessaire pour comprendre le rôle des microbes qui nous sont spéciaux, nous ne sortirons pas du cadre des études anatomopathologiques proprement dites.
Comme vous le voyez, messieurs, c’est un programme assez vaste; nous tâcherons de le parcourir ensemble pendant ce semestre. Ne vous le dissimulez pas, vous trouverez, je le redis à dessein, dans l’étude
INTRODUCTION
que nous entreprenons encore bien des hypothèses et bien des lacunes. Tout est loin d’être connu; mais aux pas de géant dont marche cette science née d’hier, avec l’ardeur qui caractérise la pléiade d’élite qui poursuit ces recherches, la vérité tout entière ne tardera pas à apparaître. Nous ne savons pas encore au juste ce que sera l’édifice, mais aux puissantes fondations que nous voyons déjà sortir de terre, nous pouvons juger qu'il sera grandiose, probablement assez vaste pour que toutes les connaissances médicales y contiennent.
Ne vous découragez donc pas dans cette étude, quels que soient les points encore obscurs, quels que soient les desiderata , quelle que soit surtout l’insuffi sance de celui qui assume la tâche de cet enseignement et qui vous demande toute votre indulgence. La beauté du but vers lequel nous marchons vous fera, je l’espère, oublier toutes les aridités et tous les ennuis du voyage.