MÉTAMKRISMK DES CENTRES DE LA SENSIBILITÉ
Lanatomie topographiqiie de ranesthésie hystérique est donc en ([uclque sorte un produit de Timagination, et c'est, en réalité, la fantaisie spéciale à un état mental névropathique déterminé qui la crée de toutes pièces.
L'histoire des i)aralysies hystéro-trainnaiiques nous fournit des exemples frappants de ces troubles de la sensibilité, combinés à des incapacités fonctionnelles. Dans les cas auxquels je/ais allusion, Timpuissance musculaire, vous le savez du reste, est certainement, elle aussi, la conséquence d'une perturbation mentale : après tout, le sujet hystérique n'est pas tenu de connaître les ramifications, les rapports et le rôle physiologique des plexus nerveux et de leurs branches.
Ce n'est donc pas sans un vif étonnement qu'on a vu les anesfhésies en franches figurer parmi les symptômes de la Syringomyélie.
Une lésion matérielle de la moelle est ici seule en cause, et si, comme Charcot l'a encore fait voir, l'Hystérie peut se combiner fréquemment avec la Syringomyélie, ce n'est pas, — il s'en faut de beaucoup, — à l'Hystérie seule qu'on doit rapporter la topographie spé-
l"ig. 74 el 73. — Anes-tliésie smngoinyélique unilatérale en manche. — Cas de Souques. ÇSoiiv. Icon. de la Salpétrière, 1801, p. 261.)
ciale de l'anesthésie : c'est bien à la gliose médullaire elle-même. Le problème devient donc plus difficile à résoudre, dès l'instant que la « folle du logis » est absente. Bref, nous nous trouvons en face d'une variété de localisation symptomatique dont l'anatomie descriptive est impuissante à nous expliquer le mécanisme.
SYRINGOMYÉLIE.
HISTOLOGIE
C'est cette explication, Messieurs, que je voudrais tenter devant vous, en faisant aussi petite que possible la part de Thypothèse.
Fig. 76 et 77. — Anestliésie thermique en gants et hyperestliésie en caleçons dans la Syringomyélie. — Cas de Gilles de la Tourette et Zaguelraann. (Jony. Icon. de la Salpêtriè)'e, 1889, p. 516. j
Fig. 78 et 79. — Thenno-anesthésie en bas et en gants, dans la Syrnigomyélie. Cas de Parmentier. {Nouv. Icon. de la Salpêtrière, 1890, p. 219.)
Les traités classiques signalent le fait brutal, mais il n'y en a pas — à ma connaissance du moins — qui en proposent une pathogénie rationnelle. Le plus récent de tous, celui d'Oppenheim,