‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 61 sur 153 · ONZIEME LEÇON · texte numérisé non relu

ONZIEME LEÇON

Travaux eécexts sfi\ i,a syphilis spinale :

I. A>"AT05riE PATHOLOGIQUE. — Lgs lésions sypliilitiques proprenient dites sont des (jommes et des sdéro-cjoinmes. — Les autres lésions (oblitérations vasculaires. ramollissements), n'ont rien de caractéristique. — Analogies entre les ramollissements spinaux et cérébraux. — La dissémination des lésions entraîne la diffusion des symptômes. — Difticultés d'une classillcation rationnelle des faits cliniques.

II. Étude clinique. — Division artilîcielle en 5 groupes (H. Lamy) :

1» Myélite syphilitique aiguë. — Elle ne se distingue en rien des myélites aiguës produites par d'autres processus infectieux. — Elle fait souvent partie des accidents secondaires de la vérole.

2° Méningo-myélite syphilitique. — On peut la considérer comme la manifestation presque exclusive de la syphilis spinale. — Symptomatologie : douleurs: rachialgie: paraplégie incomplète, flasque d'abord, spasmodique ensuite; exagération des réflexes; raideur; douleurs pseudo-névralgiques; troubles trophiques; troubles spliinctériens ; troubles sensitifs : Syndrome de Brown-Séquard. — Tous ces symptômes peuvent s'expliquer par des phénomènes de compression radiculaire. — Troubles oculaires. Ils sont sous la dépendance d'une localisation méningitique supérieure.

")" Paralysie spinale syphilitique d'Ere. — Son snbstraium anatomique et son individual té clinique sont douteux. — Erb admet une lésion des cordons postérieurs et latéraux : lésion de iabes combine. — Symptomatologie : absence de douleurs, rigidité peu accentuée. — Démarche de canard. — Troubles sphinctériens.

III. On doit considérer la Paralysie spinale d'Erb comme une des phases du processus méningo-myèlitique. — Exemples cliniques : 1'='' malade. — Rôle des traumatismes dans l'éclosion des accidents syphilitiques. — Troubles oculaires. — Troubles sphinctériens.

IV. 2' malade. — Les phases successives d'aggravations et d'améliorations sont caractéristiques des évolutions syphilitiques; elles sont incompatibles avec l'existence d'une lésion spinale systématisée progressive. — Combinaisons de la pachyméningite syphilitique avec les affections médullaires systématiques.

V. L'anatomie rend compte de certaines préférences électives [dans la localisation des lésions) ; mais elle ne peut rien faire prévoir de l'évolution symptomatique. — Rôle des distributions vasculaires dans la moelle : artérielles, veineuses. — La phlébite syphilitique tient une place importante dans les désordres anatoraiqucs.

YI. La Syphilis spinale n'est qu'un mode d'évolution de procei-sus inflammatoire chronique; on peut y reconnnitre des périodes, mais non des formes séparées^.

Messieurs,

Plusieurs travaux importants, de date récente, consacrés à la Sijphilis spinale m" SLMxicni donné depuis longtemps le désir de vous

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