‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 78 sur 153 · VI. — Je reviens une dernière fois au Tabès · texte numérisé non relu

VI. — Je reviens une dernière fois au Tabès

J'ai distingué pour les besoins de la démonstration deux types cliniques, l'un moteur, l'autre sensitif, qui ne sont, à vrai dire, qu'exceptionnels en fait. Les types mixtes sont infiniment plus vulgaires. Mais dans tous, quels qu'ils soient, la /e'sz'ow semble invariablement la même : vous avez nommé la sclérose systématique des cordons postérieurs .

Est-il vrai de dire que cette altération soit identique dans la forme sensitive et dans la forme motrice, c'est-à-dire chez les sujets qui souffrent et chez ceux qui ne souffrent pas? — A cette question que nous nous sommes déjà posée, je crois qu'on peut répondre catégoriquement : Non. — Sans doute, le trajet de dégénération intéresse dans tous les cas le même territoire médullaire; les mêmes régions anatomiques sont sclérosées. Mais il ne s'ensuit pas que, dans ces régions, les mêmes conducteurs nerveux soient affectés au même titre et à un égal degré.

Vous savez du reste que la sclérose fasciculée postérieure n'est jamais complète, en dehors de certains faits réellement exceptionnels. Presque toujours, on retrouve sur les coupes transversales, au milieu du champ de sclérose, des tubes nerveux très bien conservés. De ce fait, on pourrait, à mon avis, conclure d'une façon générale, que, dans le Tabès sensitif, les cylindraxes épargnés sont ceux qui président aux fonctions centripètes des muscles

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