‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 91 sur 153 · Arch.de V. Gr^efe, 1878, XXIV · texte numérisé non relu

Arch.de V. Gr^efe, 1878, XXIV

Plusieurs constatations anatomo-pathologiques de KahleretPick, Westphal, Starr, ont d'ailleurs démontré la réalité de ces deux groupes: et d'autres observations encore, particulièrement celles de Darkschevitch etPerlia, l'ont confirmée d'une façon définitive.

Y. — Mais ici la vraie difficulté commence.

Il est avéré aujourd'hui que les noyaux en question, abstraction faite des deux groupes sur l'existence desquels tous les observateurs sont entièrement d'accord, ne se font pas suite les uns les autres, d'avant en arrière ou de haut en bas, comme des grains en enfilade : les uns touchent la ligne médiane, les autres s'en écartent.

Dans le groupe supérieur ou groupe irido-ciliaire, par exemple, le noyau le plus élevé est situé sous le plancher du troisième ventricule, en dehors et en avant de Y anus. Le noyau postérieur du même groupe, beaucoup plus voisin du groupe médian, est à la limite du troisième ventricule et de l'aqueduc.

Dans le groupe inférieur, on distingue deux rangées de noyaux, l'une interne, l'autre externe. L'interne s'étale sur un plan sousjacent à celui de la rangée externe.

Je ne puis mieux faire que de vous représenter ici la figure explicative de Perlia, bien qu'elle soit par trop schématique (Fig. 152). Vous y constaterez que les noyaux externes (3 et 4) sont superposés aux noyaux internes (5 et 6).

Ces quatre noyaux de chaque côté de la ligne médiane constituent le groupe postérieur, tandis que les noyaux 1 et 2 constituent le groupe antérieur.

Vous observerez en outre que le noyau le plus postérieur du groupe inférieur (6), intermédiaire au tubercule quadrijumeau antérieur (QA) et au tubercule quadrijumeau postérieur (QP), arrive presque au contact du noyau de la quatrième paire (9).

La contiguïté des noyaux de la troisième paire et de la quatrième est donc manifeste; par conséquent le noyau de la quatrième paire (pathétique) fait suite, sans démarcation réellement tranchée, à la colonne grise du moteur oculaire commun.

Sur la même figure, vous noterez encore l'existence de deux noyaux dont je ne vous ai pas encore parlé : un noyau impair et médian (c'est ainsi qu'on l'appelle) (7), et un 7ioyau pair et latéral (8). Ce dernier est actuellement désigné sous le nom de noyau d'Edinger-Westphal.

Là, Messieurs, ne doit pas s'arrêter notre étude anatomique. Vous remarquez en effet que les noyaux de la troisième paire sont

Page 1